Constat alarmant : la fin de l’emploi salarié…

fin salariat - EFP

Qui n’a jamais rêvé de créer sa boîte pour devenir son propre patron ?

(Et redevenir maître de son emploi du temps)…

Qui n’a jamais rêvé de devenir rentier pour vivre de ses revenus passifs ?

(Et ne plus avoir besoin de travailler pour subvenir à ses besoins)…

Qui n’a jamais rêvé de gagner son indépendance financière pour se sentir plus libre ?

(Et vivre enfin la vie dont il a toujours rêvé)…

Personne ne dira vraiment le contraire, les rêves d’indépendance et de liberté sont partagés par la plupart d’entre nous.

On peut bien se convaincre très fort que ces rêves ne sont pas pour nous. Que nous sommes très heureux de notre situation présente. Il y a toujours une petite voix à l’intérieur de nous qui nous répète de temps à autre que nous ne sommes pas complètement satisfaits.

Le problème avec le changement, ce n’est pas le manque d’envie. Nous connaissons tous des gens autour de nous qui ont envie de changer mais qui n’y parviennent pas.

Le problème avec le changement, c’est lorsque nous ne sommes pas suffisamment persuadés que les efforts à fournir pour atteindre la situation future que nous ne connaissons pas encore seront largement récompensés par les bénéfices de cette situation.

Ou que nous imaginons la dépense d’énergie et d’implication que requiert le changement hors de notre portée. Sans compter l’incertitude qui accompagne notre réussite à venir.

Parfois, notre insatisfaction présente se montre plus vive. En vacances ou le soir avant de s’endormir, dans ce délicieux entre-deux où l’esprit se croit tout permis.

Alors on se prend à rêver de tour du monde, de villa en bord de mer ou d’une belle ferme retapée à la campagne.

Lorsque le sommeil nous emporte enfin, on s’endort tout heureux et surpris que notre imagination puisse nous procurer de tels moments de bonheur. Aussi fugaces soient-ils. 

Et le lendemain matin, le réveil nous remet brutalement sur le chemin d’une réalité que nous n’aurions de toutes façons jamais dû quitter.

A quoi bon se faire du mal en se laissant emporter par des rêves dont l’inaccessibilité ne fait aucun doute pour le quotidien dans lequel nous vivons ?

La différence bien connue entre un salarié et un entrepreneur tient à sa relation avec les systèmes.

L’entrepreneuriat consiste à connecter, à créer et à inventer des systèmes. Qu’ils concernent des entreprises, des gens, des idées ou des processus.

Le salariat consiste à suivre et à mettre en application le système opérationnel qui a été créé par quelqu’un d’autre.

Nul jugement de valeur là-dedans. Il faut des qualités bien spécifiques pour réussir dans l’une ou l’autre de ces professions. Mais une chose est sure : ce sont deux professions très différentes.

L’entrepreneur (investisseur) par exemple est souvent présenté comme un visionnaire dont la qualité première est de découvrir les prochaines tendances de marché et de savoir en tirer profit.

Mais à l’inverse, on peut aussi dire que c’est sa profession qui pousse l’entrepreneur à développer des qualités de visionnaire.

Parce qu’il est parfaitement inutile de créer et de connecter des systèmes pour vendre des produits si personne n’est intéressé par ce que vous faites.

Et que pour survivre dans le monde de l’entrepreneuriat, il vaut mieux éviter de répéter ce genre de mésaventure trop souvent…

On ne demande pas à un salarié d’être visionnaire. Il peut l’être et c’est tout à son honneur.

(Cela en fera sûrement une ressource précieuse pour l’entreprise qui l’emploie pourvu que cette dernière lui offre la possibilité d’exprimer cette qualité)…

Mais cela ne fait pas vraiment partie de la fiche de poste. Etre visionnaire ne sert pas à grand chose lorsqu’on vous demande de suivre et de mettre en application le système opérationnel déjà en place.

Pourtant, aujourd’hui plus que jamais, les salariés doivent se rendre compte que leurs emplois n’ont jamais été autant menacés. Et que les choses ne sont pas près de s’arranger.

Le plein emploi appartient au passé et l’ère des emplois salariés abondants et bien payés qui ont caractérisé la deuxième moitié du 20ème siècle est révolue.

Depuis le début des années 1980, le seul segment du marché du travail qui a continué de croître a été celui des « emplois intellectuels non routiniers ». En d’autres termes : la création de systèmes.

Selon un rapport publié en 2015 par Kleiner Perkins Caufield & Byers, la création d’emplois a crû 1.7 fois plus rapidement que la population US entre 1948 et 2000.

Depuis 2000, la population américaine croît 2.4 fois plus rapidement que la création d’emplois.

En fait, il existe 3 raisons principales de croire que nous avons atteint un pic en terme de création d’emplois et que nous nous rapprochons chaque jour de la fin du salariat :

1/ L’augmentation exponentielle des moyens de communication et du niveau mondial d’éducation sur la dernière décennie implique que les entreprises peuvent désormais embaucher qui elles veulent, où elles veulent. Les emplois salariés sont délocalisés à un rythme effrayant en Asie, en Amérique du Sud et en Europe de l’Est.

2/ L’augmentation de la mécanisation qui entraîne la suppression des emplois peu qualifiés n’est plus une surprise pour personne. Mais le plus inquiétant, c’est qu’elle entraîne désormais également la suppression des emplois qualifiés.

3/ L’abondance des diplômes délivrés par les universités et les grandes écoles les rend de moins en moins valorisables à l’entrée sur le marché du travail.

Je vous l’ai dit au début de l’épisode, le problème avec le changement, c’est lorsqu’on a du mal à imaginer les bénéfices futurs d’une situation que nous ne connaissons pas encore par rapport à notre situation présente.

Et le principal obstacle pour le salarié qui rêve d’indépendance financière, c’est la peur de se lancer.

Peur du changement et de la nouveauté.

Peur de perdre son confort présent sans garantie de le retrouver un jour.

Peur du grand saut et de l’incertitude qui l’accompagne.

Mais ce qui est sûr en revanche, c’est que le salariat tel que nous le connaissons à l’heure actuelle n’est pas un métier d’avenir.

La bonne question que vous devez vous poser aujourd’hui n’est pas de savoir comment décrocher un job bien rémunéré en adéquation avec vos compétences.

La bonne question que vous devez vous poser aujourd’hui, c’est de savoir comment vous pouvez créer votre propre job en adéquation avec vos compétences.

Parce que si personne ne peut effectivement prédire honnêtement votre succès en tant qu’entrepreneur ou investisseur, il reste et restera dans les années à venir une SEULE certitude qui doit vous pousser à avancer sur le chemin de l’indépendance financière.

Et c’est tout simplement que le salariat n’est PAS un métier d’avenir…

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A propos de l'auteur...

Thibaud Eigle est le fondateur de l'Ecole des Finances Personnelles. Il a notamment travaillé pendant près de 10 ans dans des domaines aussi variés que l'Audit, la Banque et le Capital Risque. C'est cette expérience riche et multiforme qui lui donne aujourd'hui un regard si complet sur le monde de la finance.

 

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