Early Retirement Extreme

Early Retirement Extreme

Cette page contient mes notes personnelles sur le livre Early Retirement Extreme de Jacob Lund Fisker. Mon résumé est différent de la plupart des résumés que vous trouverez sur Internet. En effet, plutôt que de suivre la structure du livre, j’ai pris le parti d’en identifier les thèmes et les idées les plus importants et de les examiner. Chaque résumé que vous trouverez sur le site de L’Ecole est structuré en 7 points marquants pour vous permettre d’aller véritablement à l’essentiel. Bonne lecture !

A propos de Jacob Lund Fisker

Jacob Lund Fisker est l’auteur du livre Early Retirement Extreme recommandé par l’Ecole des Finances Personnelles.

Pour plus d’informations sur Jacob Lund Fisker, vous pouvez vous rendre sur son blog Early Retirement Extreme.

Voici les 7 idées clés du livre Early Retirement Extreme

1. Changer sa vision du monde pour devenir enfin libre

A l’heure actuelle, il est devenu extrêmement facile de dépenser de l’argent. Plutôt que de passer 30 secondes à trouver un moyen d’ouvrir une boîte de conserve manuellement, il est désormais possible de travailler 30 minutes par jour pour avoir les moyens de se payer un ouvre boite électronique.

Le succès et le pouvoir se concrétisent désormais par notre propension à dépenser de l’argent. Pourtant, la conformité n’est pas le seul moyen de vivre. En réalité, si vous vous y prenez bien, il est possible de prendre sa retraite et de vivre grâce à vos rentes en seulement 5 années de travail. Plutôt que d’augmenter la quantité de travail pour vous payer encore et toujours plus de biens matériels, il est possible de réduire vos besoins superficiels pour in fine réduire votre temps de travail.

Pour vivre la vie de ses rêves, il faut aller au delà des listes et commencer à penser sa propre vie de manière créative. Il faut penser la résolution de problèmes de manière créative. La plupart des challenges que vous aurez à affronter dans votre vie doivent être pensés comme des problèmes avec les solutions qui leur correspondent.

Pour réussir à briser ses chaines, la seule solution consiste à construire sa propre philosophie de vie et à comprendre le sens profond à donner à sa vie. Exit les conseils prêts à l’emploi.

2. Prendre du recul vis-à-vis des diplômes et du monde du travail

La plupart des compétences à acquérir pour atteindre le succès en tant que consommateur et « esclave » de la caverne sont enseignées par notre système d’éducation. Ainsi, les compétences qu’il serait vraiment utile d’acquérir pour devenir autonome dans nos tâches quotidiennes et pour notre propre survie sont-elles complètement ignorées. Dans les sociétés dites civilisées, nous demeurons pourtant incapables de ne pas dépendre des technologies pour assumer la moindre tâche en lien avec notre subsistance.

Alors que des métiers comme celui de plombier ont été boudés pendant des années, la majorité des jeunes gens sont poussés à faire des études comme si cela constituait la voie royale et leur seule porte d’entrée dans la vie active. Alors que la croissance du secteur des services est atone et que la demande pour l’admission dans les Grandes Ecoles n’a jamais été aussi forte, ces dernières ont répondu à l’état du marché en abaissant leurs critères de sélection et en augmentant leurs prix. L’éducation suit aujourd’hui la même courbe d’offre et de demande que n’importe quel autre produit de grande consommation. Cela a eu pour conséquence de voir arriver sur le marché du travail une foule d’étudiants bardés de diplômes pour un nombre toujours réduit d’emplois. La conclusion de cet état du marché du travail est assez intuitive : ce mode de fonctionnement favorise très largement les employeurs qui ont désormais l’embarras du choix pour faire leurs emplettes.

Payer 30.000 euros ou s’endetter pour obtenir un diplôme répond aujourd’hui davantage à un besoin de reconnaissance qu’à un vrai calcul actuariel. Sauf dans le cas du MBA, peu de personnes pratiquent aujourd’hui la méthode du DCF pour savoir si leur investissement de départ sera rentabilité un jour ou non.

3. Gravir les échelons de la liberté économique

Pour comprendre un système et ses contraintes, cela aide d’identifier ses degrés de liberté pour étudier l’ensemble des possibilités existant à l’intérieur du système. Par exemple, un train n’a qu’un seul degré de liberté : il peut soit aller en avant soit aller en arrière. Le problème, c’est lorsqu’un degré de liberté a été caché, il peut s’avérer être difficile de l’identifier. Ce comportement restrictif peut à terme devenir parfaitement normal.

Une société qui prône la conformité ne conserve aucun degré de liberté apparente. Cette affirmation peut être dure à accepter dans une société de consommation qui se gargarise d’apporter au consommateur un choix de produits sans précédent. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’en dépit de l’abondance de choix, ces choix ne s’opèrent qu’à l’intérieur même d’une seule vision restrictive de la réalité.

Le couplage est la mesure de la dépendance d’une personne au monde économique. Un couplage serré signifie que l’individu dépend étroitement du monde qui l’entoure pour survivre. Inversement, un couplage libre signifie que l’individu jouit d’une certaine autonomie. Le consommateur est ainsi très dépendant de la paie qu’il reçoit en fin de mois pour ses dépenses de logement, nourriture, etc.

Une activité est dite linéaire si le fait d’augmenter les facteurs de production a des conséquences proportionnelles sur le résultat final et si cette dernière n’est pas susceptible de subir l’influence de facteurs exogènes. Il n’existe pas de solution miracle à l’heure actuelle pour résoudre des problèmes de nature complexe. La plupart se résolvent grâce à l’intuition de ce qu’il faut faire au bon moment et en parallèle d’autres activités à poursuivre concomitamment. S’adapter aux situations complexes est la meilleure façon d’augmenter le niveau de ressources et le nombre de solutions potentielles. C’est comme avoir une boite à outils plutôt qu’un seul marteau lorsqu’il s’agit de résoudre les problèmes.

Les deux degrés de liberté que nous venons d’évoquer (organisation linéaire ou non-linéaire, couplage serrée ou libre) permettent de déterminer 4 types d’hommes différents : l’employé, le travailleur précaire, l’homme d’affaires et l’homme de la Renaissance.

L’employé

La plupart des employés sont des salariés spécialisés dont l’unique source de revenus provient de leur travail. La plupart du temps, ils n’ont aucun contrôle sur la source de leurs revenus. Leur tâche consiste à utiliser certaines ressources et à les transformer en produits finis. Le côté répétitif de leur métier et la standardisation des procédures de travail les rend d’autant plus substituables et renforce la concurrence sur le marché du travail.

La linéarité rend leur comportement prévisible et les rend susceptible d’être sous contrôle indirect. Aussi bien dans leurs choix de consommateur que dans leurs choix de carrière, les options qui s’offrent à eux sont limitées par nature.

Le travailleur précaire

Il est celui qui ne perçoit pas le salaire régulier qui va avec l’obtention du CDI. Ses revenus sont incertains car la plupart du temps, il travaille sur des projets à durée déterminée et ne sait pas de quoi l’avenir sera fait. Il travaille ainsi en freelance ou travaille pour de multiples employeurs en même temps. Son objectif n’est donc pas de constituer un budget à couplage serré puisqu’il peut se retrouver sans domicile du jour au lendemain. Au contraire de l’employé, le travailleur précaire n’a pas d’autre choix que de constituer un fonds d’urgence pour être en mesure de rester à flot en cas de pépin.

L’homme d’affaires

La différence entre l’homme d’affaires et le travailleur précaire ou le salarié, c’est que la consommation personnelle de ce dernier ne représente qu’une partie de la trésorerie générée par l’entreprise de ce dernier. Ce dernier fait ainsi la différence entre le salaire qu’il s’octroie lui-même et les dividendes tirés de son résultat net qu’il peut être amené à se verser annuellement ou non. Une entreprise est un système complexe qui transforme des actifs en revenus. L’homme d’affaires s’insère lui-même dans cette trésorerie. Il contrôle par lui-même son temps et son énergie ce qui a un impact direct sur sa capacité à générer des revenus.

L’homme de la Renaissance

Un homme de la Renaissance est quelqu’un de compétent dans de nombreux domaines allant des domaines intellectuels aux arts en passant par la santé et l’hygiène de vie. En cela, il est différent de l’homme moderne davantage spécialisé et encouragé à l’être davantage pour être performant dans sa spécialité. L’homme moderne éprouve les pires difficultés à équilibrer sa vie. Le développement de sa carrière professionnelle a bien souvent raison de son capital social et des relations qu’il entretient en dehors du cadre professionnel.

Les compétences acquises par l’homme de la Renaissance lui permettent de trouver des solutions créatives aux problèmes qui se posent à lui. Grâce à sa faculté à résoudre les problèmes, l’homme de la Renaissance n’est plus dépendant du marché pour combler ses besoins. Plutôt que d’acheter des produits pour combler un besoin, il a appris à développer des compétences sociales (troc, emprunt), techniques (artisanales), artistiques (design, création), et physiques (sport).

Ayant un besoin de dépense réduit, l’homme de la Renaissance est en mesure d’atteindre l’indépendance financière sans avoir besoin d’accumuler des millions d’euros sur son compte en banque. Etant donné le peu d’argent dont il a besoin, la plupart des emplois disponibles sur le marché du travail peuvent lui convenir. Même si les niveaux de salaire proposés pour les postes qui l’intéressent ne sont pas aussi élevés que dans le cas des postes spécialisés, l’homme de la renaissance conserve l’embarras du choix pour opter pour le poste qui le motive. Le niveau de salaire importe moins que dans le cas de l’employé puisque son niveau de dépense est largement inférieur.

 4Se préparer au monde de demain

Le monde actuel

Nous vivons actuellement dans un stade climax. Notre modèle économique tout entier est basé sur l’exploitation des ressources naturelles pour les transformer en produits de consommation courante dont 90% sont inutiles et rapidement obsolètes. L’objectif ultime de ce modèle est de travailler toujours plus pour augmenter le PNB qui est sensé mesurer la progression de la « richesse » nationale. Les technologies que nous développons peuvent bien permettre au « progrès » au sens moderniste du terme de se développer, à titre individuel, notre compréhension du monde reste cantonnée à la pensée magique.

Les nouvelles générations remettent de plus en plus en cause ce mode de fonctionnement du monde qui nous entoure. Ils refusent de rejoindre ce schéma de vie communément appelé la « rat race ».  Plutôt que de poursuivre une évolution de carrière linéaire comme cela a été le cas de leurs ainés, ils décident d’opter pour des choix de carrière non linéaires. Ils se posent alors la question de savoir si oui ou non ils doivent jouer le jeu de la société de consommation moderne ou s’ils ne devraient pas plutôt créer quelque chose de plus créatif et qui correspond mieux à leurs besoins profonds.

Nous vivons dans une société où l’accent est mis sur les services et la finance, notamment du fait du déclin des ressources naturelles. Nous constatons également la croissance de problèmes de santé, de surcharge de travail, d’inflation, de manque d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, de stagnation économique et de perte de repères.

La direction que prendra le monde moderne dans les prochaines années n’est pas claire. Les enjeux auxquels nous serons confrontés sont tous plus décisifs les uns que les autres : la révolution de l’information, la disparition progressive des énergies fossiles et de l’eau, la crise écologique irréversible, le déclin et la chute de nos civilisations telles que nous les connaissons. Chaque changement majeur s’effectue sur une base individuelle et dans une approche ascendante.

L’idéal de la Renaissance

Plutôt que de tenter de devenir un expert dans un sujet unique bien précis, il importe davantage que vous soyez en mesure de maitriser plus de sujets connexes. En adoptant une attitude orientée processus, vous parviendrez à maitriser différents sujets. Une fois que vous atteindrez un certain niveau de maitrise, la synergie entre les différentes disciplines s’opérera et vous aidera à créer de nouvelles solutions.

Ne perdez pas de vue que l’ensemble du savoir humain est basé sur un nombre limité de modèles mentaux. Plus la base de ces modèles sera forte et étendue, plus il vous sera facile d’acquérir encore et toujours plus de connaissance. Si vous souhaitez vous rapprocher de cet idéal, ne cédez jamais à la tentation d’externaliser votre vie. On ne peut jamais préjuger de savoir quel type de connexions l’on est susceptible de manquer si l’on se montre trop dépendant de ses « fournisseurs ».

 5Acquérir les actifs de son nouveau mode de vie

Il est toujours intéressant de remarquer que nous appelons « primitifs » des peuples qui sont pourtant capables de bâtir leur propre habitat, leurs propres outils, leurs propres habits, et de savoir faire la différence entre les plantes qui sont comestibles et celles qui ne le sont pas. Leurs technologies sont très certainement moins développées que les nôtres, mais leur connaissance de l’environnement qui les entoure dépasse de très loin la nôtre. Devant notre manque de diversité de compétences, le meilleur indicateur de mesure de notre succès dérive principalement de notre faculté à accumuler de l’argent, la valeur nette de notre patrimoine.

La valeur nette du patrimoine est égale à la somme des actifs financiers, résidence principale, investissements, et possessions en tout genre moins la somme de nos éléments de passif comme les emprunts immobiliers, à la consommation et autres dettes. La valeur nette de notre patrimoine peut être positive ou négative, mais elle ne représente jamais qu’un nombre unidimensionnel. La valeur nette du patrimoine est utile pour mesurer le degré d’implication d’une personne dans la rat race. Elle ne mesure en aucun cas par exemple la capacité de cet individu à cultiver sa propre nourriture et à faire sa propre cuisine. Il est évident impossible de valoriser ce genre de compétences mais elles représentent néanmoins un coût d’opportunité non négligeable qu’il convient de prendre en compte.

En multipliant les sources de savoir-faire, l’homme de la renaissance est moins dépendant de l’économie de marché que peut l’être n’importe quel employé. Il est une personne pour qui la valeur nette du patrimoine n’a pas vraiment d’importance. Dans certains cas, l’argent peut n’être d’aucune utilité. Dans le cas des besoins de la vie moderne, les champs de compétence dans lesquels il est conseillé d’acquérir des connaissances sont les suivants : physiologique, économique, intellectuel, émotionnel, social, technique, écologique.

6. Mettre en place sa stratégie de mode de vie

Une stratégie va au delà du simple plan linéaire. Tout simplement, parce qu’une simple séquence linéaire d’instructions à suivre ne tient pas compte de la complexité des situations de vie qui peuvent se présenter à vous. Une stratégie doit être en mesure de prendre en compte :

  • Les facteurs de risque inconnus (ceux que l’on n’est pas en mesure d’anticiper)
  • Les facteurs de risque connus non pris en compte (les facteurs de risque négligés et pourtant connus)
  • Les facteurs de risque incertains qui dénotent un manque de précision dans votre plan.

C’est la raison pour laquelle une stratégie doit davantage définir un réseau d’actions à accomplir plutôt qu’un simple plan linéaire à respecter. Cela rend la stratégie beaucoup plus résiliente. Votre stratégie doit suivre les principes suivants : inverser la tendance naturelle que nous avons à vouloir déléguer l’ensemble des tâches quotidiennes que nous devons accomplir et reprendre la maitrise sur nos vies. L’objectif est de :

  • Devenir moins dépendant d’une seule source de revenus,
  • Devenir moins dépendant d’une multitude de services en tous genres.

 Votre objectif doit être de passer d’une optique de consommateur à une optique de producteur. Pour cela, vous devez faire en sorte que chaque projet soit consolidé de lui-même et les diviser en 3 catégories :

  • Les projets qui coûtent de l’argent : par exemple l’inscription à une salle de sport,
  • Les projets qui sont gratuits : agrandir son réseau, apprendre de nouvelles compétences en empruntant un livre à la bibliothèque municipale,
  • Les projets qui vous permettent de gagner de l’argent : réparer soi-même son ordinateur, faire du baby-sitting, cuisiner, etc.

Chaque module doit donc créer de la valeur quelle qu’en soit la forme : meilleure santé, meilleur réseau social ou meilleures compétences. Aucun module ne doit consommer les ressources produites par les autres modules. Les différents types de production issus de vos modules ne doivent pas s’annuler les uns les autres.

7. Mettre en place son nouveau style de vie

Il est toujours possible d’améliorer substantiellement la gestion de son budget en appliquant des recettes toutes faites. Néanmoins, ce n’est pas en agissant de la sorte que vous parviendrez à maximiser votre niveau de satisfaction. Rappelez-vous que cela est rendu possible par la détermination de votre réseau de modules et votre réflexion stratégique. Les conseils et méthodes développés ici n’ont rien de révolutionnaire et ne vous demanderont pas de réaliser des miracles pour atteindre le bien-être financier.

La liberté est atteinte en créant un large décalage entre la production (revenus) et la consommation (dépenses). Les deux seules façons pour y parvenir sont : gagner plus ou dépenser moins. Il n’y a pas d’autre stratégie possible. Dans notre société d’abondance et de surconsommation, il semble plus facile de baisser notre niveau de dépenses que d’augmenter notre niveau de revenus.

Les objectifs à suivre dans ce cas sont les suivants :

  • Réduisez vos besoins et vos désirs et leur dépendance au marché pour faire en sorte de découpler la connexion travail-achat,
  • Mesurez votre prospérité à la qualité de vos activités et non à leur nombre,
  • Soyez dans une logique de producteur plutôt que dans une logique de consommateur et n’hésitez pas à aider votre entourage,
  • Maintenez-vous en bonne santé en pratiquant de l’exercice physique et faisant attention à votre alimentation pour éviter le coût des dépenses de santé,
  • Augmentez votre culture financière pour apprendre à générer des revenus passifs et ainsi vous libérer du temps pour les activités qui comptent vraiment pour vous,
  • Concentrez-vous sur le développement de vos compétences plutôt que sur l’achat de produit et sur la tempérance de vos désirs,
  • Apprenez à maximiser votre satisfaction sans avoir à dépenser des sommes d’argent colossales.