Enough is Enough

enough is enough 

Caractéristiques

Traduction : Trop, c’est trop. Comment bâtir une économie soutenable dans un monde aux ressources limitées.

Version papier : 240 pages

Temps de lecture estimé : 6 heures

Achat du livre : cliquer ici

Version audio

Téléchargement de la version audio : cliquer ici

A propos des auteurs

Rob Dietz a commencé sa carrière en tant qu’analyste économique dans un cabinet de conseil à Washington. Il fut le premier directeur du Center for the Advancement of the Steady State Economy (CASSE), une ONG dont l’objectif est de promouvoir une économie prospère et sans croissance.

Dan O’Neill a travaillé en tant qu’analyste en planification stratégique pour le Capital Regional District (CRD), avant de partir pour l’Angleterre y suivre un doctorat d’économie écologique. Il est désormais maître de conférences à l’université de Leeds et économiste en chef du CASSE.

Introduction

La croissance économique comporte une face cachée. La recherche du « toujours plus » a permis à l’humanité de réaliser certaines de ses plus belles avancées, mais à un prix que l’environnement de notre planète nous fera payer tôt ou tard.

Dans leur livre Enough Is Enough, Rob Dietz et Dan O’Neill poussent un cri d’alarme et souhaitent sensibiliser l’opinion publique à la possibilité de l’avènement d’une nouvelle économie et d’une nouvelle réalité. Ils défendent ainsi l’idée de la nécessité de préparer la transition vers une économie équilibrée plutôt que de poursuivre sur le mode actuel où croissance exponentielle et exploitation des ressources à outrance conduisent à des désastres écologiques et sociaux.

Dans ce nouveau monde, les indicateurs économiques comme le Produit Intérieur Brut (PIB) et la folie des marchés financiers sont remplacés par des valeurs telles que le bonheur, le confort, la satisfaction et la paix. Nous devons accepter d’abaisser nos standards de mode de vie, prêter davantage attention à l’environnement et mettre les inégalités sociales aux oubliettes.

PARTIE 1 : LES QUESTIONS

En avez-vous eu assez ?

Confrontée à la dégradation de l’environnement et aux inégalités croissantes, l’économie mondiale a un besoin urgent de restructuration. Les 2 auteurs remettent en question le modèle de croissance sans fin qui définit l’économie moderne. Notre vision du monde doit désormais s’articuler autour de la satisfaction liée à ce que nous possédons déjà plutôt qu’au désir d’en avoir toujours plus.

Néanmoins, changer la structure fondamentale de l’économie actuelle n’est pas facile. Nous devons revisiter les principes qui ont gouverné nos vies jusqu’à maintenant pour créer un avenir meilleur. Un avenir dont le principal objectif sera la durabilité et l’équité du bien-être humain plutôt que la croissance économique.

Pour que ce plan soit un succès, les auteurs ont défini 3 critères bien précis. Tout d’abord, il doit y avoir une prise de conscience collective que les ressources de la planète sont finies. Ensuite, des mesures pragmatiques de transition vers une économie équilibrée doivent être créées et implémentées. Enfin, nous devons nous motiver pour agir. Ces 3 critères forment la pierre angulaire de la mission des auteurs qui souhaitent nous convaincre des bénéfices d’une économie équilibrée. Les règles anciennes ne s’appliquent plus.

Pourquoi l’équilibre doit-il être l’objectif ?

Il n’est pas suffisant de défendre l’idée qu’une culture de l’équilibre est meilleure pour provoquer un changement de paradigme. Pour changer les mentalités, il est important de démontrer les échecs causés par la mentalité du « toujours plus ».

Les inconvénients liés à la croissance continue peuvent être regroupés en 2 catégories : environnementale et sociale. Puisque l’économie évolue dans une biosphère, cette dernière doit être finie par nature. Le meilleur exemple pour illustrer cela, c’est la croissance remarquable du PIB sur les 100 dernières années et les effets négatifs que cette dernière a eu sur l’environnement. A cause de cette croissance, l’humanité consomme à l’heure actuelle 11 fois plus d’énergie et 8 fois plus de ressources qu’elle ne le faisait il y a 100 ans.

Les conséquences négatives de la croissance économique sur l’environnement parmi lesquelles le changement climatique, la dégradation de la couche d’ozone et la déforestation indiquent que cette dernière a commencé à détruire les systèmes qui la soutiennent.

Nous devons nous demander si les bénéfices économiques de la croissance ont véritablement fait en sorte de rendre l’humanité plus heureuse. Le bonheur et la satisfaction augmentent effectivement avec l’accroissement des revenus mais une fois un certain seuil atteint, l’argent n’est plus en mesure de nous rendre plus heureux.

La croissance exponentielle n’est pas un formidable accélérateur de richesse pour tout le monde. L’argent appelle l’argent et cela a pour conséquence que la croissance économique bénéficie de manière exacerbée aux riches tout en exacerbant les inégalités de revenus.

Quel est le seuil d’équilibre ?

Pour découvrir les limites de la croissance économique, il faut avoir une vision d’ensemble, une vision systémique que beaucoup d’économistes n’ont pas. Les 2 auteurs basent leurs conclusions sur plusieurs travaux publiés par le Global Footprint Network, et mettent en garde contre le fait que l’économie mondiale fonctionne déjà en surcapacité. L’épuisement des stocks de ressources naturelles est déjà en marche.

Ils remettent en cause la foi dans les nouvelles technologies pour dépasser les limites de la croissance. Selon eux, les gains de productivité sont complètement dépassés par les bonds de croissance économique. Ils rappellent également les effets collatéraux des avancées technologiques précédentes et considèrent qu’ils devraient être autant de raisons suffisantes pour se montrer suspicieux quant à la capacité de ces dernières à résoudre les problèmes environnementaux.

Mais une vision systémique de l’activité économique n’est pas suffisante même si elle permet de juger cette dernière dans son ensemble. Le changement a besoin d’une vision, d’un plan d’action qui doit permettre une mise en place efficace d’une économie équilibrée.

Quel type d’économie peut-être qualifié d’équilibré ?

L’étude de l’économie moderne est souvent accompagnée d’un sentiment de déconnexion avec la réalité. Pour créer un système économique durable et équilibré, il doit y avoir une profonde transition vers une économie équilibrée qui contiendra des niveaux stables de consommation de ressources et de population.

Dans une économie équilibrée, la croissance du PIB est remplacée par l’amélioration de la qualité de vie, et l’utilisation de matériaux et d’énergie est structurée de telle manière à respecter les limites écologiques.

Les 2 auteurs décrivent l’économie équilibrée grâce à 4 caractéristiques principales :

  • Une échelle économiquement durable dans laquelle un système économique fonctionne en accord avec les capacités écologiques de l’environnement dans lequel il évolue,
  • Une distribution équitable du revenu et de la richesse, grâce à laquelle les inégalités de revenus sont réduites pour provoquer un changement social positif,
  • Une allocation efficace des ressources, où l’économie de marché est régulée par l’Etat et la société civile,
  • Une haute qualité de vie pour l’ensemble des citoyens de la planète, qui se concentrera sur les avancées en matière de santé, de bien-être, de loisirs et tout autre type d’aspects positifs.

Des changements majeurs doivent être entrepris pour permettre à l’humanité d’atteindre l’objectif d’une économie équilibrée. Cela inclut notamment une nouvelle définition du progrès, la limitation de la consommation d’énergie et de matériaux et la réduction des inégalités sociales.

Pour faire en sorte que cela puisse voir le jour, il faut également redéfinir des idées essentielles telles que l’investissement, la propriété, la productivité, et les valeurs environnementales.

Une telle transition permettrait de s’attaquer aux problèmes environnementaux et réduirait fortement l’injustice sociale.

PARTIE 2 : LA STRATEGIE

Assez de débit

L’économie moderne fonctionne sur un mode hyperactif. Le débit d’utilisation et de rejet des ressources a atteint des niveaux sans précédent ce qui aura pour conséquence de ralentir le développement à travers la raréfaction des ressources et la dégradation de l’environnement.

Cette mauvaise gestion économique et environnementale peut être remise à plat si nous prenons la décision de synchroniser notre utilisation des ressources avec leur capacité de régénération. Il faut également envisager de ralentir l’utilisation des ressources non renouvelables tant que nous n’avons pas trouvé le moyen de permettre à l’environnement de les absorber en toute sécurité.

Pour cela, il est préférable de mettre en place des méthodes de limitations directes telles que l’interdiction et le rationnement plutôt des systèmes de permis payants dont l’efficacité est malheureusement bien moindre.

Outre ces mesures pro-environnement, il existe également 4 prérequis pour permettre une réduction durable du débit :

  • Une distribution équitable de la richesse,
  • La construction d’un système de contrôle efficace,
  • L’adoption d’une approche incrémentale,
  • L’amélioration de la coordination et de la coopération entre les différents niveaux de gouvernement.

Assez de gens 

L’augmentation exponentielle du taux de croissance de la population mondiale inquiète beaucoup d’économistes. La plupart des tentatives de discussion pour trouver des solutions à ce problème épineux finissent généralement par des polémiques, dominées par la peur de mesures coercitives comme la politique de l’enfant unique mise en place en Chine. Pourtant, de nombreuses voix s’élèvent pour cesser d’adopter cette politique attentiste. Ils croient ainsi en l’efficacité de tactiques telles que l’éducation sexuelle, l’accès facile aux moyens de contraception, et en général une meilleure éducation des jeunes femmes qui les conduit statistiquement à un désir de fonder des foyers de plus petite taille. Des réformes complètes des politiques d’immigration pourront également être mises en place pour stabiliser les populations dans les pays riches comme dans les pays en développement.

Assez d’inégalités

Les inégalités de revenus sont une réalité présente et tangible du monde dans lequel nous vivons. Au moment où la crise des subprimes a éclaté, les PDG américains touchaient en moyenne 350 fois le salaire du travailleur lambda. Cette disparité de richesse vertigineuse remet profondément en question la croyance communément admise de l’enrichissement collectif si populaire au sein des économistes et des décideurs actuels.

L’inégalité a des effets destructeurs sur le pacte social. Délinquance, délits, violence et problèmes environnementaux sont bien souvent le lot des pays avec de fortes disparités de revenus. Au contraire, les sociétés ayant de plus faibles écarts de revenus procurent généralement une meilleure santé, une meilleure espérance de vie, et un meilleur bien-être général à leurs citoyens.

Les études montrent que l’être humain est davantage enclin à se comporter de manière juste et sincère plutôt qu’à adopter un comportement égoïste et tourné vers ses seuls intérêts comme l’y incite l’économie moderne.

A cela, il faut ajouter l’idée que les gens travaillent de manière plus efficace lorsqu’ils considèrent que ce qu’ils font est intéressant et a du sens, indépendamment des considérations financières.

Améliorer la qualité de vie et réduire les inégalités semble donc offrir une meilleure voie pour une société beaucoup plus durable.

Les auteurs proposent ainsi quelques approches concrètes pour mettre en place cet idéal de société avec notamment la construction d’un meilleur équilibre entre les genres et la promotion d’entreprises détenues conjointement par leurs salariés.

Assez de dette

L’insatisfaction grandissante vis à vis de l’industrie financière est de plus en plus avérée comme le prouve le mouvement « Occupy Wall Street ». Beaucoup de gens pensent que le monde financier actuel est bien trop puissant et pointent du doigt la perception erronée que nous avons en majorité de la nature de l’argent. C’est cette perception erronée qui est à l’origine du phénomène de financiarisation de l’économie, en grande partie responsable de l’instabilité du système actuel.

  • La première erreur est de croire que « l’argent fait la richesse ». Les auteurs définissent l’argent comme une aspiration à la richesse et font l’inventaire de ces aspirations dont la meilleure preuve est la croissance exponentielle de l’argent dette.
  • La seconde erreur est de croire que ce sont les gouvernements qui créent la monnaie alors qu’en réalité ce sont les banques commerciales qui augmentent l’offre de monnaie par le biais de l’octroie de crédit. La conséquence de cette spirale d’endettement est la fragilisation croissante du système financier mondial, contrôlé par le cartel des banques.
  • La troisième erreur est de considérer que le système financier actuel a besoin d’être maintenu en place pour préserver la santé de l’économie mondiale. En réalité, l’hypertrophie de ce secteur étouffe véritablement d’autres secteurs beaucoup plus productifs pour le bien-être de la société. Les auteurs proposent des solutions telles que la réduction de la dépendance des économies nationales à l’industrie financière, ce qui doit conduire à l’établissement de monnaies nationales sans dette, de monnaies locales et d’une monnaie internationale et la restructuration des institutions financières existantes.

Assez de mauvais calculs

Pourquoi un pays ne devrait-il pas tout faire pour maximiser le Bonheur National Brut plutôt que le Produit Intérieur Brut ? Le PIB n’est pas un indicateur de progrès adéquat et les pays du monde entier vont devoir en prendre conscience.

Il existe déjà à l’heure actuelle un certain nombre d’indicateurs de progrès économique beaucoup plus efficaces.  L’ISEW (Index of Sustainable Economic Welfare) et le GPI (Genuine Progress Indicator) visent des alternatives crédibles au PIB. Ces 2 indicateurs prennent en compte des mesures traditionnelles en lien avec le PIB et y ajoutent des activités positives hors-marché comme le travail à domicile ou le volontariat, tout en y soustrayant les dépenses en lien avec des activités négatives comme la délinquance, la pollution, les divorces ainsi que les coûts liés à la dégradation de l’environnement et l’épuisement des ressources naturelles.

Une comparaison détaillée entre le PIB et le GPI permet de prendre conscience qu’une augmentation de la croissance économique est bien souvent accompagnée d’effets négatifs qui en ternissent l’aspect positif.

D’autres indicateurs existent pour mesurer le progrès des sociétés en transition vers des alternatives durables. Les auteurs défendent ainsi l’idée d’une meilleure éducation de la population mondiale pour lui permettre de juger par elle-même des choses qui comptent vraiment.

Assez de chômage  

Le chômage, l’insatisfaction au travail et le sous-emploi s’expliquent par 3 lacunes principales :

  • La mauvaise utilisation des gains de productivité : les gains de productivité induits par le progrès technique ont entrainé des vagues massives de licenciements alors que les employeurs maintiennent les heures de travail constantes,
  • Le manque de flexibilité de la part des employeurs : la rigidité des emplois du temps professionnels empêche les salariés de travailler lorsqu’ils se sentent productifs au mépris de leurs besoins et de leurs désirs,
  • La mauvaise adéquation entre l’offre et la demande de travail : les mesures d’incitation financière sont accordées pour des postes à faible valeur ajoutée alors que les postes les plus gratifiants sont pourvus indépendamment de toute logique de marché.

Assez de « business as usual » 

Les auteurs utilisent les leçons du livre pour enfant Le Lorax du docteur Seuss qui relate une histoire sur l’exploitation de l’environnement et la surconsommation en forme d’avertissement. Ils utilisent ce conte pour critiquer la culture commerciale actuelle, et veulent nous faire prendre conscience que le status quo ne peut plus durer.

La dictature des actionnaires qui se préoccupent davantage des profits de court terme que de la véritable création de valeur sont les principaux responsables de l’effondrement des économies.

Cela dit, il existe 3 manières de faire en sorte que les entreprises s’intègrent parfaitement dans l’économie équilibrée :

  • La création de valeur partagée se réfère aussi bien à la création de valeur économique qu’à la création de valeur sociétale. Les entreprises sociales et les entreprises de service sont des exemples d’organisations qui tentent de redéfinir la notion de valeur contemporaine.
  • La dépriorisation de la croissance dans les business model semblent être une idée saugrenue, et pourtant elle ne l’est pas. La popularité croissante des coopératives indique qu’une telle réalité commence à voir le jour.
  • La création de nouveaux indicateurs de succès doit aller de la réforme des pratiques comptables à la génération de profits justes. Pour arriver à ce résultat, il faudra sûrement une bonne dose de courage et un repositionnement massif de la part des entreprises. Les entreprises qui verront le jour dans l’économie équilibrée devront embrasser le concept de création de valeur dans un sens plus large et rechercher des retours sur investissement sociaux et environnementaux.

PARTIE 3 : LA MARCHE EN AVANT

Assez de matérialisme

La mentalité du consommateur qui prédomine dans la culture occidentale explique en grande partie pourquoi le lien entre l’économie et ses liens écologiques a été brisé. La consommation, le gaspillage et les achats fréquents sont devenus la principale marque de fabrique d’un monde où plus n’est jamais assez.

Les auteurs incitent les gens à vivre leur vie en se fixant des limites. Les bénéfices d’un style de vie raisonnable et davantage tourné vers leur propre intériorité sont nombreux. Ils croient ainsi fermement qu’en suivant les 5 principes clés du bien-être, les gens augmenteront leur satisfaction et leur santé.

Les 5 principes clés sont :

  • Les connexions sociales,
  • Les styles de vie actifs,
  • Une bonne ouverture sur le monde,
  • Une envie renouvelée d’apprendre,
  • Une générosité à cœur ouvert.

Pour changer la culture de la consommation, les auteurs conseillent également aux gens d’utiliser les tactiques marketing à bon escient et de mettre l’art à contribution. Ils recommandent de prêcher par l’exemple, de limiter la publicité, de fréquenter des institutions non-consuméristes, et de visualiser une vie libérée du poids du matérialisme.

Assez de silence

La cause défendue par les auteurs souffre d’un réel manque de reconnaissance aussi bien auprès de leurs pairs qu’auprès du grand public. Les politiques, les professeurs et les médias devraient pourtant commencer à envisager de nouvelles directions pour l’économie et le monde dans lequel nous vivons.

Pour que l’économie équilibrée puisse enfin voir le jour, son message va devoir être repensé en termes d’accessibilité, de sensibilisation du grand public et toucher directement aux émotions. Le message doit être véhiculé au travers de nouvelles conférences, de débats politiques, d’activités entrepreneuriales, et de discussions dans les médias. Les Grandes Ecoles et les Universités doivent créer des chaires dédiées à l’enseignement des principes vus précédemment. L’économie équilibrée doit devenir réalité dans un avenir proche. Son avènement passe nécessairement par un débat public.

Assez d’unilatéralisme

Jusqu’à maintenant, les bénéfices de la croissance économique ont surtout été confinés à un petit groupe d’élites au pouvoir. Les pays développés ont ainsi atteint des niveaux de création de richesse sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

Cela dit, le déséquilibre dans la répartition de la richesse peut être nuisible. Il est temps de faire en sorte de réduire les inégalités Nord-Sud si l’on souhaite faire en sorte de préserver l’équilibre mondial.

Selon les auteurs, les bénéfices du commerce international doivent être préservés mais le processus doit être restructuré. Une augmentation de la capacité de production locale et de nouvelles règles en matière de commerce international doivent permettre de concrétiser 4 projets d’envergure :

  • Rétablir les industries disparues,
  • Développer des process industriels écologiques,
  • Combattre la pauvreté à une échelle locale,
  • Réduire la consommation d’énergie liée au commerce longue distance.

La tempérance et la coopération doivent être les mots clés de la transition vers l’économie équilibrée.

Assez d’attente

L’économie équilibrée n’est pas une chimère mais un objectif louable que le monde peut atteindre s’il agit immédiatement. La première étape pour atteindre cet objectif consiste à mettre en place un plan. Les auteurs divisent ainsi le processus en 3 étapes clés :

  • Le fondement d’une économie équilibrée passe par une échelle écologiquement durable, une distribution et une allocation des ressources plus juste, et la recherche d’une qualité de vie supérieure. Cela requiert une redéfinition des concepts d’investissement, de productivité, de propriété et des valeurs environnementales.
  • Les 7 piliers d’une économie équilibrée incluent la limitation de la production de déchets et de la consommation de ressources, la stabilisation de la croissance de la population, la distribution équitable des revenus et de la richesse, la réforme complète du système monétaire et financier, un changement dans la manière dont le progrès est mesuré, et une réévaluation de la création de valeur. La culture de la consommation doit être remplacée par la poursuite de la durabilité et les limites de la croissance doivent être reconnues publiquement.
  • Enfin, les limites de la croissance doivent être reconnues et acceptées. L’alternative de l’économie équilibrée est extrêmement attractive mais il faut travailler dessus et collaborer dès maintenant si nous souhaitons que cette dernière voit le jour.

Le progrès qui vise à construire un monde meilleur ne devrait jamais être relégué au rang de simple construction théorique…

A propos de l'auteur...

Thibaud Eigle est le fondateur de l'Ecole des Finances Personnelles. Il a notamment travaillé pendant près de 10 ans dans des domaines aussi variés que l'Audit, la Banque et le Capital Risque. C'est cette expérience riche et multiforme qui lui donne aujourd'hui un regard si complet sur le monde de la finance.

 

Article précédent:

Article suivant: