Entrepreneur rentier : devenez un investisseur de la nouvelle vague !

EFP_investissement_passif

Les époques se suivent et ne se ressemblent pas.

Jusqu’en 2008, il était finalement assez simple de faire fructifier son argent.

Il suffisait d’investir en bourse ou dans l’immobilier, d’attendre que les cours montent tranquillement puis de revendre en encaissant une jolie plus value. Histoire de financer l’acquisition de l’actif suivant à ajouter à notre patrimoine.

En 2008, les investisseurs se sont aperçus que les cours ne montent pas jusqu’au ciel et qu’un marché – quel qu’il soit – suit la loi de l’offre et de la demande.

Dans un sens ou dans un autre, des cours gonflés artificiellement finissent tôt ou tard par retrouver leurs fondamentaux. Brusquement et douloureusement. Ou lentement (mais non moins douloureusement).

Et puis, il y a eu 2011. Pour la première fois, de nombreuses personnes se sont aperçues que les États étaient surendettés et qu’il leur faudrait peut-être préparer leur retraite par elles-mêmes si elles ne souhaitaient pas faire la queue pour la soupe populaire.

Depuis 5 ans, le monde de l’investissement et ses observateurs passent d’un extrême à l’autre subissant de plein fouet les vicissitudes de Monsieur le Marché.

Des oscillations toujours plus fortes des cours des actifs financiers (actions, obligations, produits dérivés, matières premières).

Une liquidité perturbée par la suractivité des banques centrales et leur volonté farouche de ne pas laisser le système se purger. Et ainsi reculer pour mieux sauter.

Un monde nouveau (et pas forcément meilleur) dans lequel ce sont les taux bas qui font la loi. Et qui profite surtout aux débiteurs au détriment des créanciers.

Des débiteurs – comme nos États, tiens tiens – qui remboursent des emprunts qui leur coûtent de moins en moins cher puisque les taux d’intérêt sont au plus bas.

Des créanciers – comme les épargnants et les fonds de pension – qui sont de moins en moins récompensés de la détention de leur capital qu’ils ont de plus en plus de mal à faire travailler dans des conditions satisfaisantes.

La nouvelle ère d’investissement dans laquelle nous sommes entrés il y a 5 ans est partie pour durer.

Inutile de préciser que banques centrales, banques commerciales et États Providences travaillent main dans la main pour éviter leurs faillites respectives. Et que le contexte actuel de répression financière n’est pas tellement pour leur déplaire.

Pour les rentiers en revanche, c’est une autre histoire.

La mauvaise nouvelle, c’est que si vous êtes déjà riche, vous allez avoir du mal à faire travailler votre argent correctement.

Le couple rendement risque est déplorable et vous ne pouvez plus vous contenter d’acquérir simplement des actifs pour espérer qu’ils vous versent une rémunération attrayante.

La bonne nouvelle, c’est que le contexte n’a jamais été aussi favorable pour gagner votre indépendance financière (en partant de zéro).

À l’EFP, nous répétons inlassablement depuis des années, que l’endettement possède une face obscure. Lorsque vous vous en servez pour acquérir des éléments de passif.

Et une face bien plus lumineuse. Lorsque vous vous en servez pour acquérir des actifs.

Mais cela ne suffit pas. Aujourd’hui, il faut aller plus loin.

Investir dans l’immobilier physique nu ne suffit plus dans la très grande majorité des cas. Et les investisseurs de la nouvelle vague l’ont bien compris.

Ils empruntent auprès de leur banque et investissent dans l’immobilier à haut rendement. Location meublée, location saisonnière et investissement dans les parkings et les garages.

Ils se forment au home staging, pratiquent l’investissement nomade en utilisant des plateformes comme Airbnb et dirigent leurs affaires en bons entrepreneurs.

Et une fois qu’ils ont atteint un niveau de revenus passifs suffisant, ils délèguent la gestion de leurs investissements et se contentent de la marge bénéficiaire.

Etre rentier aujourd’hui dans l’immobilier n’est pas très différent d’hier. Il faut juste un peu plus de créativité et de travail. Mais le résultat final est exactement le même.

Et cela fonctionne aussi dans d’autres domaines. Internet, ça vous inspire plus que l’immobilier ?

Qu’à cela ne tienne, les nouvelles technologies (et Tim Ferriss) sont là pour vous rappeler qu’il est possible de créer un business en ligne et de le faire fonctionner en quelques heures par semaine.

Bien sûr, il faut (beaucoup) travailler pour le mettre en place. Comme dans l’immobilier. Plusieurs années parfois. Mais la récompense est bien souvent au rendez-vous.

L’investissement ne s’applique pas uniquement à vos finances. Mais aussi et surtout aux efforts que vous consentez dans un premier temps pour mettre en place votre système entrepreneurial.

Car une fois ce dernier mis en place, c’est lui qui travaille pour vous et non l’inverse. Votre tâche consiste ensuite à l’entretenir et à l’améliorer pour faire en sorte qu’il ne se grippe pas.

N’en déplaise aux esprits chagrins, gagner son indépendance financière aujourd’hui n’est pas moins possible qu’hier.

La mission des investisseurs de la nouvelle vague est connue : faire en sorte que leurs revenus du travail deviennent des revenus passifs.

Et pour cela, rien de très compliqué. Il faut tout simplement accepter de changer son cadre de référence et passer d’une logique salariale à une logique entrepreneuriale.

Les salariés rentiers sont morts. Vive les entrepreneurs rentiers !

A propos de l'auteur...

Thibaud Eigle est le fondateur de l'Ecole des Finances Personnelles. Il a notamment travaillé pendant près de 10 ans dans des domaines aussi variés que l'Audit, la Banque et le Capital Risque. C'est cette expérience riche et multiforme qui lui donne aujourd'hui un regard si complet sur le monde de la finance.

 

Article précédent:

Article suivant: