Indépendance financière : la SEULE habitude à adopter

Indépendance financière : la SEULE habitude à adopter EFP

Les 3/4 des gens ne partiront jamais vraiment à la conquête de leur indépendance financière.

Ce n’est pas que le sujet ne les intéresse pas. Mais ils n’adoptent pas le bon état d’esprit.

Parfois, ils lisent dans la presse financière une histoire un peu accrocheuse. Un « petit malin » qui a trouvé une formule pour s’enrichir rapidement et sans effort. Et qui génère des revenus passifs suffisants pour lui assurer une certaine sécurité financière.

Rendez-vous compte : plus de 9h-19h, plus de retraite à 70 ans, et un patron viré à tout jamais. Le pied quoi !

Alors ils se prennent à rêver. Ils se laissent porter par l’idée douce et rassurante que le rêve est possible. Qu’il suffit de faire la même chose que le petit malin.

S’il gagne 2000€ par mois en travaillant 2 heures par semaine, il n’y a aucune raison pour que eux n’y arrivent pas non plus, pas vrai ?

Ils se renseignent un peu, achètent un guide pdf puis la méthode complète mise au point par le petit malin et se lancent tête baissée en espérant obtenir les mêmes résultats dans les jours qui suivent.

Mais les résultats ne suivent pas. Le temps passe et le découragement s’installe. C’est finalement le rejet et l’amertume qui prennent le dessus.

Il ne leur reste plus désormais qu’à faire une croix sur le rêve et à se réinvestir autant que faire se peut dans leur activité professionnelle.

Quelques mois ou quelques années plus tard, de nouveau découragés par un quotidien qui ne leur convient pas, ils lisent dans la presse financière une nouvelle histoire inspirante d’un autre petit malin qui a gagné son indépendance financière en quelques mois seulement.

Alors ils se prennent de nouveau à rêver. Se laissent porter par l’idée douce et rassurante que le rêve est enfin possible. Qu’il suffit de faire la même chose que le petit malin.

Après tout, sa méthode semble plus accessible que celle du petit malin précédent. Il n’y a aucune raison pour que ça ne finisse pas par marcher pour eux.

Mais la suite, vous la connaissez…

Le problème quand on agit de la sorte, c’est qu’on se laisse porter par des influences extérieures.

Au stimulus « indépendance financière » qui implique une réponse de notre part, on se laisse porter par ces fameuses histoires inspirantes pour répondre et on répond dans l’immédiat.

On est dans la réaction plutôt que dans la proactivité.

Les personnes proactives, au contraire, prennent le temps de construire une réponse en accord avec leurs principes et les résultats qu’elles attendent.

Elles ne foncent pas tête baissée dans la direction indiquée par tel ou tel petit malin mais prennent le temps de la réflexion.

Elles prennent le temps de poser un espace entre le stimulus et la réponse qu’elles apportent pour préserver leur liberté de choix.

En pratique, cela peut passer par une grande respiration ou par le simple fait de se laisser un moment de réflexion avant de contre attaquer.

Cette liberté de choix dont je vous parle s’appuie selon Stephen Covey sur les quatre dons humains.

1/ La conscience de soi : notre capacité à analyser nos pensées et nos humeurs.

2/ L’imagination : notre capacité à voir au-delà de l’expérience et de la réalité présente.

3/ La conscience : notre capacité à distinguer le bien du mal.

4/ La volonté indépendante : notre capacité à agir indépendamment de toute influence externe.

Derrière chacune de nos actions, il y a toujours une intention positive.

En reprenant l’exemple précédent, on peut imaginer que vous vous plaignez d’être obligé de travailler de 9h à 19h pendant 50 ans alors qu’il serait finalement bien plus agréable d’être en vacances toute l’année.

Si vous prenez le temps d’analyser ce qui se cache derrière cette plainte, vous vous rendrez compte que le besoin qu’elle exprime est celui d’une véritable sécurité financière.

Et il est de votre responsabilité de mettre des mots sur vos véritables motivations.

La différence entre proactivité et réactivité s’observe très facilement dans les mots avec lesquels vous vous exprimez.

Il vous suffit par exemple de remplacer certaines tournures de phrases pour vous « conditionner » et vous placer dans les bonnes dispositions d’esprit.

Exit les « je dois », remplacez-les par des « je vais » !

Exit les « ils ne me le permettront pas », remplacez-les par des « je peux choisir une approche différente ».

Vous le constaterez par vous-même bien assez tôt, l’effet est immédiat !

Pour adopter cette attitude sur le long terme (et ne pas la transformer en bonne résolution feu de paille du nouvel an), vous devez vous focaliser sur les choses sur lesquelles vous pouvez agir directement. Ce que Covey appelle « le cercle d’influence ».

Inutile bien sûr de perdre votre temps en prêtant attention aux choses que vous ne pouvez de toutes façons pas contrôler. Ce que Covey appelle « le cercle de préoccupation ».

Ce sont ces fameuses préoccupations qui nous font perdre un temps précieux. Nous gâchent la vie pour finalement n’obtenir aucun résultat probant.

Au contraire, les personnes proactives sont celles qui se consacrent à leur cercle d’influence, et elles voient celui-ci s’agrandir au fil du temps en fonction des objectifs de vie qu’elles se sont fixées au préalable.

La première étape pour gagner votre indépendance financière ne consiste pas à nourrir vos rêves d’histoires accrocheuses qui ne vous concernent pas.

La première étape pour gagner votre indépendance financière consiste à faire votre propre introspection pour décider de ce qui est important pour vous. Et faire ensuite en sorte de le concrétiser en agissant selon le plan que vous aurez mis en place.

L’indépendance financière est le résultat d’un ensemble d’actions que vous avez entreprises pour étendre et maitriser votre cercle d’influence. Pas le fruit d’une méthode toute faite qui ne vous correspond pas.

Au boulot !

A propos de l'auteur...

Thibaud Eigle est le fondateur de l'Ecole des Finances Personnelles. Il a notamment travaillé pendant près de 10 ans dans des domaines aussi variés que l'Audit, la Banque et le Capital Risque. C'est cette expérience riche et multiforme qui lui donne aujourd'hui un regard si complet sur le monde de la finance.

 

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