Les 4 piliers à maîtriser pour investir comme les pros (2/2)

4 piliers investissement EFP

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L’analyse technique permet d’obtenir des informations sur la tendance d’un marché.

C’est un outil de « timing » précieux qui s’utilise aussi bien sur les marchés actions que sur les marchés de matières premières, immobiliers ou sur le marché des changes.

Quel que le marché considéré, les cours fluctuent en fonction de l’offre et de la demande. Et ce sont ces fluctuations qui sont représentées par les graphes de l’analyse technique.

La loi de l’offre et de la demande génère de la spéculation et des émotions de la part des investisseurs qui achètent parfois des titres financiers qui n’ont aucun historique fiable à analyser. Lorsqu’ils prennent leur décision d’achat, ils ont ainsi l’espoir que le titre vaudra plus cher à l’avenir.

Malheureusement, en agissant de la sorte, ils se rendent eux-mêmes vulnérables en cas de chute des marchés.

Au contraire, les investisseurs professionnels analysent les tendances pour déterminer la position qu’ils souhaitent prendre sur un titre financier.

Une tendance haussière s’identifie grâce à ses plus hauts et ses plus bas généralement positionnés plus haut sur une période donnée.

Une tendance baissière s’identifie de manière similaire à une tendance haussière.

Si la tendance d’un titre est baissière, les investisseurs « shortent » ce dernier, c’est-à-dire qu’ils encaisseront des profits si le cours de celui-ci continue de décroître comme prévu.

Les investisseurs professionnels commencent par analyser la tendance générale d’un marché et dénichent ensuite les titres dont la tendance suit celle du marché.

Bien sûr, l’analyse technique n’est pas une science exacte.

Mais comme l’analyse fondamentale, elle permet de rassembler des informations précieuses durant la première phase de l’investissement.

La stratégie d’investissement et la gestion du risque vous aident ensuite à vous positionner sur les marchés. Et en apprenant à vous positionner de différentes manières, vous n’êtes plus contraint d’espérer un marché haussier pour investir.

La stratégie d’investissement représente le plan que vous allez suivre pour atteindre vos objectifs financiers.

Elle définit l’approche grâce à laquelle vous allez générer la performance de votre portefeuille.

Gérer un portefeuille n’est pas une science exacte. Comme toutes les sciences humaines, elle est un champ de luttes d’idées entre diverses écoles.

La gestion d’un portefeuille d’actifs financiers se construit à l’aide de principes directeurs choisis et priorisés. Et c’est à vous en tant qu’investisseur qu’il revient de privilégier tel ou tel type de principe dans votre gestion.

L’un des principes les plus populaires en matière de stratégie d’investissement, c’est ce que l’on appelle « l’allocation d’actifs ».

Comme le dit l’adage, il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Et l’allocation d’actifs vous aide à construire un portefeuille composé de diverses classes d’actifs (par exemple les actions, obligations, liquidités) en fonction de vos objectifs spécifiques, de votre tolérance au risque et de votre horizon d’investissement.

Il s’agit d’un processus analytique qui se distingue du concept global de diversification, qui revient plus simplement à répartir le montant des actifs d’un portefeuille entre divers types d’investissements.

Le principe sous-jacent est le suivant : en moyenne, un portefeuille composé de diverses classes d’actifs fera encourir un risque moins élevé et génèrera des rendements plus réguliers qu’un investissement dans une seule classe d’actifs.

Par exemple, en cas de sous-performance des petites capitalisations, les pertes de l’investisseur pourront être compensées par les gains réalisés sur les grandes valeurs, et vice-versa.

De la même façon, en période de repli des marchés boursiers mondiaux, une exposition aux obligations et/ou aux liquidités permettra de limiter les pertes au sein du portefeuille.

Au fil du temps, un portefeuille bien diversifié permet aux investisseurs de profiter des gains générés par les classes d’actifs performantes tout en réduisant l’impact de celles qui sous-performent.

Une telle approche permet de diminuer l’exposition globale au risque et de générer des performances plus régulières, voire plus élevées.

Tous les goûts sont dans la nature et la stratégie d’investissement que vous choisissez dépend évidemment de votre propre personnalité.

Il existe enfin 3 approches majeures pour gérer le risque et éviter de perdre de l’argent lorsque vous investissez.

Vous pouvez d’abord choisir d’éviter le risque.

Cela peut parfois s’avérer salutaire en cas de secousses systémiques, mais sur le long terme, ne jamais prendre de risque revient à ne jamais gagner d’argent. Et ce n’est évidemment pas votre objectif.

Ou alors vous pouvez décider d’accepter la prise de risques.

Et dans ce cas, certains investisseurs se transforment parfois en spéculateurs forcenés qui ne maitrisent pas forcément les tenants et les aboutissants de leurs décisions.

Attention à ne pas devenir propriétaire d’une maison sans prendre d’assurance contre les incendies…

En réalité, l’investisseur professionnel a appris à contrôler le risque.

S’il achète une maison, il achète également l’assurance contre les incendies qui va avec.

Gérer le risque est l’approche la plus sage pour investir.

Le risque est en grande partie lié au contrôle que vous exercez sur le titre financier que vous possédez. Plus de contrôle signifie tout simplement moins de risque. Et inversement.

L’investisseur professionnel a appris à maitriser les techniques élémentaires de money management qui consiste à gérer le risque en limitant le plus possible les pertes en capital.

Qu’il décide de limiter ses prises de position, de mettre en place des ordres stop de protection ou de pratiquer l’assurance de portefeuille en utilisant les options, l’investisseur professionnel sait dès le départ où il va.

Il sait quel capital il est prêt à perdre compte tenu du risque pris et de la performance espérée.

Il sait que le risque fait partie de la nature des marchés financiers et l’accepte comme tel. Mais plutôt que de le fuir ou de le nier, il le prend en compte pour en tirer profit.

Car le capital de l’investisseur, c’est comme son fonds de commerce. Peu importe les opportunités sur le marché si on le lui retire…

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A propos de l'auteur...

Thibaud Eigle est le fondateur de l'Ecole des Finances Personnelles. Il a notamment travaillé pendant près de 10 ans dans des domaines aussi variés que l'Audit, la Banque et le Capital Risque. C'est cette expérience riche et multiforme qui lui donne aujourd'hui un regard si complet sur le monde de la finance.

 

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