Les Fondamentaux de l’Investissement Boursier (selon Warren Buffett)

Les Fondamentaux de l'Investissement Boursier selon Warren Buffett;img src=

Caractéristiques

Version originale : Warren Buffett’s Ground Rules

Version papier : 352 pages

Temps de lecture estimé : 10 heures environ

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Introduction

Pour investir avec succès sur les marchés boursiers, difficile de faire mieux que Warren Buffett, le milliardaire américain.

La littérature financière ne s’y est d’ailleurs pas trompée car les auteurs qui ont tenté de capturer les secrets de l’oracle d’Omaha pour les regrouper dans un livre sont désormais pléthores et ce livre est une contribution précieuse à cet héritage.

Le gérant de fond Jeremy C. Miller s’est plongé dans la correspondance rédigée par Buffett depuis les années 1960. Ces fameuses lettres rédigées par le milliardaire à destination de ses partenaires afin de leur expliquer ses principes de gestion.

La conclusion à laquelle est parvenue Jeremy Miller est que Buffett a suivi les mêmes principes de bon sens depuis des décennies. Les lettres étudiées dans cet ouvrage remontent à l’époque où Buffett gérait des sommes d’argent relativement modestes. Et pour cette raison les stratégies d’investissement suivies par Buffett à cette époque là sont finalement bien plus précieuses pour les investisseurs individuels que ne le sont les stratégies qu’il utilise désormais.

Selon Jeremy Miller, les stratégie utilisées par Buffett n’ont absolument rien de compliquées ou de sexy. Son génie réside justement dans sa faculté à prendre les bonnes décisions d’investissement encore et encore.

Dans ce résumé, vous allez apprendre :

  • Comment Warren Buffett mesure la performance de ses investissement,
  • Comment il repère les entreprises dont les actions sont sous-évaluées,
  • Comment il a réussi à prospérer jusqu’à finalement devenir milliardaire.

Les 10 Idées Clés

  1. Warren Buffett n’a jamais écrit de livre sur l’investissement, mais les lettres adressées à ses partenaires d’investissement rédigées dans les années 60, peuvent être considérées comme une feuille de route de sa pensée.
  2. Buffett a commencé à investir avec l’argent de sa famille et de ses amis.
  3. Il commença l’aventure en 1956 avec 105.000 dollars et en quelques années seulement, la valorisation de son fonds a dépassé les 7 millions de dollars.
  4. Buffett se préoccupait surtout de sa performance relative et non de sa performance absolue. Son objectif était de faire mieux que le Dow Jones.
  5. Il est un disciple de Benjamin Graham, le père fondateur de l’investissement dans la valeur.
  6. Les cibles d’investissement préférées de Warren Buffett sont ce qu’il appelle « des mégots de cigarette », c’est-à-dire des entreprises dont les modèles d’affaires sont peu sexy mais qui cachent de la valeur.
  7. Parmi les entreprises dont Warren Buffett possédait des actions, on pouvait trouver une entreprise de cartographie et un fabricant de matériel agricole.
  8. Buffett a fait évoluer sa stratégie d’investissement et a ensuite privilégier des entreprises de qualité plutôt que les fameux « mégots de cigarette ».
  9. Il a acheté des actions d’entreprises telles que American Express ou encore Disney.
  10. Les fondamentaux de l’approche de Warren Buffett ont très peu changé sur les dernières décennies.

Les Fondamentaux de l’Investissement Boursier selon Warren Buffett (version audio)

Les Fondamentaux de l’Investissement Boursier selon Warren Buffett (résumé complet)

Les Débuts du Maître

Warren Buffett appartient à la classe des investisseurs de génie qui pratiquent la sélection d’actions (stock-picking en anglais).

Son fabuleux track record précède le lancement de son entreprise légendaire : le fonds d’investissement Berkshire Hathaway.

Buffett a commencé à investir grâce à l’argent de sa famille et de ses amis. En 1956, à l’âge de 25 ans, il lança son premier fond en tant que directeur général et décida de nommer ses amis et des membres de sa famille au comité de direction.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont été plus que gracieusement récompensés de leur investissement. Buffett Associates Ltd. a ainsi régulièrement sur-performé le marché, procurant un rendement annualisé de plus de 24% net de frais.

En quelques années seulement, la valeur des actifs détenus par le fonds de Buffett explosa littéralement passant de 105 000 dollars à plus de 7 millions de dollars.

Dans une interview donnée en 1999, Buffett s’est rappelé à quel point il avait trouvé cela facile de faire mieux que le Dow Jones lorsqu’il gérait des sommes d’argent relativement modestes. Selon lui, « c’est un avantage structurelle incroyable de ne pas avoir beaucoup d’argent à gérer ».

De nombreux investisseurs voient Warren Buffett comme un mentor. Mais vous devez avoir à l’esprit qu’il est presque inutile de suivre ce que Warren Buffett fait aujourd’hui. L’univers d’investissement de Buffett se compte aujourd’hui en milliards là où l’investisseur individuel brasse au mieux quelques centaines de milliers d’euros.

Cela dit, vous pouvez tout à fait – en tant qu’investisseur individuel – apprendre de la sagesse de Buffett et des tactiques qu’il utilisait à l’époque où il était encore un gérant de fond inconnu.

Des Conseils Intemporels

Présageant ses fameuses lettres annuelles aux actionnaires, la correspondance de Buffett avec ses premiers partenaires d’affaires était particulièrement juste et éclairée.

Buffett n’a jamais rédigé de guide d’investissement. Ces lettres représentent donc ce qu’il y a de plus proche d’un manuel d’investissement qui aurait pu être rédigé par Buffett.

Parmi les principes d’investissement les plus importants suivis par Buffett, on trouve notamment :

  • La performance est relative. Buffett avait pour objectif de faire mieux que le Dow Jones, qu’il surnommait son « critère d’évaluation » (yardstick en anglais). Si le Dow chutait de 10% sur une année et que ses propres investissements ne baissaient que de 5%, il considérait sa performance comme une victoire. Il promettait ainsi de ne pas se satisfaire d’un gain de 20% si le Dow affichait une performance de +25% sur la même année. Il disait à ses partenaires qu’il accueillait volontiers la critique si cette dernière était justifiée lorsqu’il faisait moins bien que le Dow.
  • Ayez une vision de long terme. Buffett ne se préoccupait pas des performances de court terme. Il considérait qu’un horizon de 3 années était un minimum absolu pour pouvoir effectuer une comparaison valable. Sur des marchés caractérisés par une spéculation galopante, Buffett demandait à ses investisseurs de juger ses performances sur des périodes de 5 années.
  • Choisissez une entreprise, pas son marché. Essayer de prévoir la direction prise par une économie ou par le marché est une hérésie absolue. Buffett préférait se concentrer sur la recherche d’entreprises qui vendaient des produits solides et qui avaient à leur tête une équipe dirigeante de qualité dont la capitalisation boursière était dans le même temps injustement sous-évaluée. Un marché haussier profite à l’ensemble des actions, mais Buffett estimait que sa principale compétence n’était pas de deviner la direction qu’allait prendre le marché. Au contraire, il mettait bien plus en avant sa capacité d’analyse qui était selon lui son atout n°1 pour lui permettre de prendre les bonnes décisions d’investissement. Il pratiquait ainsi l’analyse fondamentale : les actifs de l’entreprise analysée valent-ils davantage que leur valeur de marché ?

Buffett estimait n’avoir aucune compétence pour prédire la direction du marché boursier. D’ailleurs, il n’aimait pas être challengé par ses partenaires lorsque certains remettaient en question ses décisions après une correction de marché.

Buffett écrivit d’ailleurs un jour – à propos d’investisseurs qui lui passaient des appels téléphoniques pour lui dire que les actions allaient poursuivre leur baisse entamée quelques mois plus tôt : « S’ils savaient en Février que le Dow allait sur les 865 points en Mai, pourquoi ne m’ont-ils pas laissé investir à ce moment-là ? »

Si ses partenaires n’étaient pas en mesure de prédire 3 mois plus tôt la direction qu’allait ensuite prendre le marché, qu’est-ce-qui pouvait bien soudainement leur faire penser qu’ils étaient capables d’une telle clairvoyance ?

Les Intérêts Composés

Lorsqu’il formait ses partenaires aux fondamentaux de l’investissement, Buffett évoquait très souvent son thème favori : la puissance des intérêts composés. Il montrait alors un graphique illustrant à quel point l’argent pouvait croitre avec le temps.

Avec un taux de rendement de 4% à l’année, un investissement de 100.000 dollars sur 10 ans vous permet d’obtenir 148.024 dollars. Après 3 décennies avec le même taux de rendement, vous obtenez 324.337 dollars.

En effectuant la même simulation avec un taux de 16%, l’investissement de 100.000 dollars vaudrait 8.5 millions de dollars après 30 ans.

Buffett montrait ainsi du doigt à ses partenaires le potentiel de sape des frais et des impôts en matière de création de richesse. Il avait pris en compte le fait que la moindre petite variation de taux pouvait représenter des montants colossaux avec le temps.

Il calcula que les fameux 24 dollars payés pour l’acquisition de l’île de Manhattan valait en réalité plus de 12.5 milliards de dollars en 1965 en se basant sur un rendement annualisé de 6.12%.

Il estima également que le tableau Mona Lisa, vendu en 1540 pour 20.000 dollars aurait valu plus de 1 quadrillion de dollars dans les années 1960.

L’investissement actif

Bien que Buffett fut très confiant dans ses propres compétences, il avait en revanche peu de considération pour les autres gérants de fonds.

Dans sa lettre annuelle aux actionnaires publiée en 2013, il écrivit que son testament contenait des instructions visant à répartir sa fortune en suivant une allocation d’actifs simplifiée à l’extrême.

Après sa mort, Buffett souhaite voir 10% de ses fonds alloués à l’investissement dans les bons du Trésor américain à court terme (T-Bills) et les 90% restant dans le fonds indiciel côté Vanguard S&P 500.

Buffett estime clairement que les gérants de fonds actifs ne méritent pas leurs rémunérations.

« Pas une partie de plaisir »

Buffett sait à quel point il peut être difficile de faire mieux que le marché. En 1962, il écrivit à ses partenaires que battre le Dow n’était pas une partie de plaisir.

Buffett identifia de nombreux défauts dans le processus de prise de décision mis au point par les fonds de pension et les autres investisseurs institutionnels. Il parvint ainsi à la conclusion qu’il était pratiquement impossible pour les décisions de groupe de parvenir à cibler des investissements rentables.

En règle générale, la plupart des investisseurs réalisent de meilleures performances en suivant des stratégies d’investissement passives comme celles des fonds indiciels – qui répliquent la performance d’un panel d’actions – qu’en misant sur des fonds gérés activement dont le gérant sélectionne lui-même les actions pour faire mieux que le marché.

Opérant depuis le Nebraska, loin de la cohue de Wall Street, Buffett a évité d’appliquer la même politique de frais que celle qui était généralement suivie par les hedge funds et les autres gérants de fonds.

De nombreux professionnels de l’investissement collectent 2% de frais d’entrée, quelle que soit leur performance par la suite. Les hedge funds gardent 20% des profits réalisés, quelle que soit la performance de leur indice de référence.

Buffett décida d’adopter une approche radicalement différente : il accepta de ne pas faire payer de frais de gestion à ses partenaires si ces derniers obtenaient grâce à lui des rendements annualisés inférieurs à 6%. Il gardait 25% des profits réalisés au-dessus de l’objectif fixé au départ. Buffett insistait auprès de ses partenaires sur le fait qu’il était payé pour ce qu’il faisait.

Buffett n’approuvait pas le trading à court terme. Il préférait attendre que les bonnes opportunités se présentent. Buffett pensait sincèrement que la plupart des investisseurs générerait des profits en bourse s’ils étaient autorisés à n’acheter des actions que 10 fois dans leur vie. Cela les forcerait ainsi à être sûr de ce qu’ils font avant d’appuyer sur la détente. C’est d’ailleurs cette idée fondamentale qui a poussé Buffett à acheter ensuite des actions d’entreprises de qualité pour les conserver sur le long terme.

« Les mégots de cigarette détrempés »

Buffett écrivit sa légende en tant qu’investisseur dans la valeur.

Dans les années qui précédaient l’avénement d’internet, Buffett étudiait de près les publications appelées « Moody’s Manuals » à la recherche d’entreprises dont les actions étaient sous-évaluées et délaissées.

Il cherchait des entreprises dont les actifs sous-jacents valaient davantage que les capitalisations boursières des entreprises en question.

Buffett surnommait ces entreprises « les mégots de cigarettes détrempés », des entreprises qui sentaient tellement mauvais que personne ne voulait y toucher. Seuls les chasseurs d’opportunité avec le coeur solidement accroché étaient en mesure de creuser au delà des apparences nauséabondes du business des entreprises pour tirer une bouffée gratuite.

Cette approche défensive de l’investissement eut pour mérite que Buffett n’encaissa aucune moins value. Il était en effet très patient et attendait simplement que les actions sur lesquelles il avait pariées lui rapportent suffisamment pour les revendre.

Parfois, Buffett achetait tellement d’actions de petites entreprises qu’il finissait par en prendre le contrôle. Dans les années 1950, il commença par amasser quelques actions de l’entreprise Sanborn Map, une entreprise négligée par les investisseurs qui réalisait des cartes immeuble par immeuble de chaque ville aux Etats-Unis. Buffett remarqua que l’entreprise possédait un large portefeuille d’investissement que les investisseurs avaient clairement sous évalué. Buffett finit par démembrer l’entreprise et réalisa au passage un profit substantiel.

Dempster Mill

Buffett ne communiquait jamais à ses partenaires la nature de ses investissements avant que ces derniers soient réalisés.

Plus sa réputation grandissait, plus il lui était difficile de trouver de bonnes affaires. Mais il continua de les trouver.

En feuilletant les Moody’s Manuals, Buffett repéra Dempster Mill, un fabricant de matériel agricole du Nebraska dont les actions avaient plongé de 75% en une seule année. Les créanciers de Dempster Mill étaient clairement sur son dos. L’entreprise avait tout du parfait perdant.

Buffett eut l’intuition que l’entreprise était un joyau caché car il avait compris que ses malheurs actuels étaient principalement liés à son incapacité à gérer correctement ses stocks.

En 1961, Buffett décida donc de prendre une part majoritaire dans Dempster Mill et embaucha dans la foulée le spécialiste de la rotation des stocks Harry Bottle.

Pour réduire les excédents de stocks, Bottle mit au point une stratégie ingénieuse : il fit peindre une ligne d’une hauteur maximale de 10 pieds entre le niveau du sol et le haut des commandes.

Bottle informa ensuite le responsable de l’entrepôt que si la ligne blanche n’était plus visible au dessus des boites de produits, il licencierait chaque employé ne travaillant pas dans le service des expéditions jusqu’à ce que le stock soit réduit.

Bottle baissa le niveau de la ligne encore et encore. Au final, l’excès de stock de Dempster Mill tomba de 4 millions de dollars à 1 million de dollars. L’entreprise augmenta ses prix sur les pièces détachées sans que cela n’impacte ses volumes de ventes, ce qui lui permit d’augmenter confortablement ses profits.

Combinée à une stratégie d’optimisation fiscale intelligente, cette optimisation de la gestion de Dempster Mill permit à Buffett d’en sortir largement gagnant.

Investir dans la valeur fondamentale

Le krach de 1929 ruina l’investisseur Benjamin Graham et c’est cet épisode malheureux de sa vie d’investisseur qui le poussa à mettre au point une théorie de l’investissement basée sur la réduction du risque.

Il mit au point une stratégie révolutionnaire pour l’époque qui consistait à investir dans la valeur fondamentale.

Graham recherchait des entreprises dont la valeur de liquidation était supérieure à leur valeur de marché. Pour expliquer sa stratégie, il rédigea Security Analysis avec David Dodd qui est depuis devenu un classique de l’investissement.

Buffett était un disciple de Benjamin Graham qui est désormais reconnu comme le père fondateur de l’investissement dans la valeur.

L’approche défensive de Graham pour éviter les pertes donna à Buffett le principe de base de sa philosophie d’investissement. Par exemple, Buffett acheta des actions de l’entreprise Commonwealth Trust Co. après avoir calculé que la valeur intrinsèque de ces dernières était de 125 dollars alors que l’action cotait 50 dollars sur le marché.

Investir dans les mégots de cigarette était une stratégie très rentable mais peu soutenable pour un fonds d’investissement en pleine croissance.

Dans les années 1960, Buffett prit une grosse participation dans l’entreprise American Express après un scandal qui fit chuter son cours de bourse. Il calcula également que Wall Street avait largement sous évalué la Walt Disney Company et entra au capital de l’entreprise pour 5% en 1965.

Manger des flocons d’avoine pendant les années folles

En 1967, alors que les conglomérats et les autres actions de croissance flambaient, Buffett se retrouva isolé plus que jamais. Les actions connaissaient une période de forte croissance. Les PER étaient à la mode et les gérants avaient très bien compris comment manipuler cet indicateur.

Cette période fut particulièrement éprouvante pour les investisseurs qui se réclamaient de l’investissement dans la valeur. De nombreux fonds affichaient des taux de rendement de 100% en investissant sur des actions spéculatives. Mais Buffett décida de rester fidèle à sa ligne de conduite en déclarant : « nous continuons de manger des flocons d’avoine. »

Le spéculateur qui tira le mieux son épingle du jeu durant cette période de marché haussier fut Jerry Tsai, un investisseur dans la croissance.

Alors que Buffett préférait sa vie modeste à la campagne, Tsai s’affichait dans un bureau tape à l’oeil dans Manhattan. Tsai ne se souciait absolument pas de la valeur fondamentale et se moquait régulièrement de la philosophie du buy and hold chère à Buffett.

En 1966, Tsai ouvrit le Manhattan Fund et leva un montant record pour l’époque de plus de 247 millions de dollars. Les rendements obtenus par Tsai finirent par s’évaporer ce que Buffett ne manqua pas de relever dans une lettre destinée à ses partenaires.

Lorsque le marché haussier fit une pause, Buffett exprima sa frustration au sujet du manque d’opportunités pour un investisseur dans la valeur. Ne parvenant plus à identifier d’opportunités dignes de ce nom, Buffett mit un terme au partenariat. En 1969, 13 ans après avoir commencé avec un capital de 105.000 dollars, Buffett valait désormais 26 millions de dollars.

Buffett se lança ensuite dans l’achat et la restructuration de l’entreprise Berkshire Hathaway qui allait ensuite devenir le fonds d’investissement légendaire que l’on connait aujourd’hui.

L’investisseur qui écrivait des lettres à ses partenaires dans les années 1950 et les années 1960 était toujours cet investisseur qui écrivait des lettres si attendues aux actionnaires de Berkshire Hathaway.

L’aspect le plus marquant des lettres de Buffett rédigées à la fin des années 1950 et 1960 est que sa philosophie d’investissement est restée la même durant des décennies. Il n’a jamais embrassé d’autres courants de pensée ou d’autres techniques comme le momentum ou le market timing.

Sa stratégie a évolué avec le temps mais il resta un investisseur dans la valeur profondément sceptique lorsqu’une bulle spéculative commençait à se former.

Les règles de base de l’investissement suivies par Buffett sont autant d’actualité aujourd’hui qu’elles l’étaient dans les années 1950 et n’importe quel investisseur individuel serait bien inspiré de les connaitre sur le bout des doigts…

A propos de l'auteur...

Thibaud Eigle est le fondateur de l'Ecole des Finances Personnelles. Il a notamment travaillé pendant près de 10 ans dans des domaines aussi variés que l'Audit, la Banque et le Capital Risque. C'est cette expérience riche et multiforme qui lui donne aujourd'hui un regard si complet sur le monde de la finance.

 

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