L’Homme le Plus Riche de Babylone

L'homme le plus riche de Babylone

Cette page contient mes notes personnelles sur le livre L’homme le plus riche de Babylone de George S. Clason. Mon résumé est différent de la plupart des résumés que vous trouverez sur Internet. En effet, plutôt que de suivre la structure du livre, j’ai pris le parti d’en identifier les thèmes et les idées les plus importants et de les examiner. Chaque résumé que vous trouverez sur le site de L’Ecole est structuré en 7 points marquants pour vous permettre d’aller véritablement à l’essentiel. Bonne lecture !

A propos de George S. Clason

George S. Clason est l’auteur du livre L’homme le plus riche de Babylone recommandé par l’Ecole des Finances Personnelles.

George S. Clason a connu plusieurs vies : il a tour à tour été soldat, chef d’entreprise et écrivain.

Il s’est fait connaître en écrivant une série de livrets d’information sur le succès financier. Ses livrets ont notamment été distribués par les banques et les assurances dans les années 1920 pour sensibiliser le public à l’éducation financière et ont été regroupés depuis dans le livre L’homme le plus riche de Babylone.

Les contes narrés par l’auteur prennent place à Babylone, la ville la plus riche des temps anciens.

Voici les 7 idées clés du livre L’homme le plus riche de Babylone

1. Suivez les 3 règles de l’enrichissement

Bansir, le fabricant de chars de Babylone, est découragé car sa bourse est vide. Lorsque son ami, Kobbi le musicien, vient lui rendre visite pour lui demander deux shekels, ce dernier ressent soudain une immense tristesse. S’il possédait ces 2 shekels, il serait sûrement très heureux ainsi. Hélas, il n’en possède même pas un.

La réalité est cruelle pour Bansir, il a toujours travaillé et fabriqué les plus beaux chars en espérant que les dieux le couvriraient d’or. Mais aujourd’hui, il se rend compte que son rêve ne deviendra pas réalité et il se sent triste.

Alors que Kobbi suggère de ne pas rester les bras croisés à se morfondre sur son sort, Bansir a une idée qui lui traverse l’esprit : ils vont aller voir Arkad, leur ami commun, qui garde toujours sa bourse pleine et lui demander de partager sa sagesse.

La fortune d’Arkad est considérable. Il force le respect de la communauté car il sait se montrer généreux. Cela n’empêche pas sa fortune de s’accroitre plus rapidement qu’il ne dépense chaque année.

Pourtant, Arkad était le fils de parents humbles et n’était pas plus doué que les autres. Mais pour obtenir ce qu’il voulait, il a décidé de consacrer du temps à l’étude du processus de l’enrichissement.

Ainsi, il se fit d’abord embaucher chez Algamish, très riche prêteur d’argent de la ville, en tant que scribe. Il demanda à ce dernier de lui enseigner le secret de la richesse.

La leçon d’Algamish tenait en 3 règles d’or : acquérir l’argent, le garder et l’utiliser.

Arkad mit donc en pratique ce que lui avait enseigné Algamish et commença ainsi à prospérer pour devenir l’homme de biens qu’il est aujourd’hui. En appliquant les leçons d’Algamish, ce dernier a réussi à se payer en premier et à faire travailler l’argent pour lui.

2. Appliquez les 7 remèdes pour renflouer votre compte en banque

Le Roi Sargon revint de Babylone après avoir mené une guerre victorieuse contre les Etamites. A son retour, il trouva une ville sur le déclin dont les habitants n’avaient même plus suffisamment d’or pour pouvoir s’acheter à manger.

Il demanda conseil au chancelier qui lui expliqua qu’après plusieurs années de prospérité, le peuple semblait désormais incapable de subvenir à ses besoins.

Le Roi prit la décision de changer les choses, il ne voulait pas gouverner une ville pauvre. Il demanda à Arkad d’enseigner à la population comment acquérir la richesse. 100 personnes furent ainsi désignées et assistèrent au discours d’Arkad dans la grande salle du temple de la connaissance.

Remède numéro 1

Le premier remède dispensé par Arkad fut d’apprendre aux gens à se payer en premier. Chacune des personnes présentes avait appris à gagner de l’argent, mais elles ne savaient pas comment s’y prendre pour le garder et le faire fructifier.

Chacun doit donc économiser au moins 10% de ce qu’il gagne pour commencer à prospérer.

Remède numéro 2

Le second remède dispensé par Arkad fut d’apprendre aux gens à contrôler leurs dépenses. En vérité, les dépenses « obligatoires » augmentent toujours en proportion de notre revenu. Chacune des personnes présentes devait apprendre à ne pas confondre besoin et désir.

Chacun doit donc étudier attentivement ses habitudes de vie et découvrir que la plupart des dépenses « obligatoires » pourraient être largement réduites ou éliminées. Faire un budget et s’y tenir est encore le meilleur moyen de surveiller ses dépenses.

Remède numéro 3

Le troisième remède dispensé par Arkad fut d’apprendre aux gens à faire fructifier leur or. Il ne suffit pas de garder l’or que l’on gagne pour s’enrichir, car l’or que l’on thésaurise ne rapporte rien. La richesse d’un homme n’est pas, pour Arkad, dans sa bourse mais dans le revenu qui continue à croitre, quelle que soit votre occupation du moment.

Chacun doit donc faire fructifier son épargne en l’investissant tout en préservant son capital. L’argent doit travailler pour vous.

Remède numéro 4

Le quatrième remède dispensé par Arkad fut d’apprendre aux gens à protéger leur or. Le premier principe de l’investissement consiste à assurer la sécurité de son capital.

Quel que soit votre débiteur, assurez-vous que ce dernier est solvable et que vous êtes sûr de récupérer votre mise de départ. Le risque de contrepartie est le risque majeur auquel vous allez devoir faire face.

Chacun doit donc préserver son capital. Le contrôle que vous avez sur votre investissement est primordial pour être sûr de ne pas perdre son argent.

Remède numéro 5

Le cinquième remède dispensé par Arkad fut d’apprendre aux gens à faire de leur propriété un investissement rentable.

Plutôt que de verser un loyer à un propriétaire, Arkad recommanda aux étudiants d’acheter leur propriété dans un quartier décent à un prix abordable.

Chacun doit donc posséder sa propre résidence principale pourvu que les conditions de marché soient réunies pour que l’achat soit une décision gagnante.

Remède numéro 6

Le sixième remède dispensé par Arkad fut d’apprendre aux gens à s’assurer d’un revenu pour l’avenir. Chaque homme doit prévoir un revenu convenable pour les jours où il ne sera plus jeune et ainsi ne pas être dépendant de sa famille.

Faire un plan financier et accroitre son patrimoine, voilà la stratégie financière gagnante à suivre pour sécuriser son avenir financier et gagner son indépendance financière.

Remède numéro 7

Le septième et dernier remède dispensé par Arkad fut d’apprendre aux gens à augmenter leur habilité à acquérir des biens.

Pour Arkad, le désir d’un homme d’accroitre sa richesse doit au départ être spécifique, précis et raisonnable.

Chacun doit apprendre à cultiver ses facultés intellectuelles pour devenir plus sage et plus instruit.

3. Agissez et vous serez favorisé par la chance

Un proverbe babylonien dit :

Si un homme a de la chance, il est impossible de prédire la grandeur de sa richesse. Lancez-le dans l’Euphrate, et il en ressortira avec une perle à la main.

Une discussion s’engagea entre plusieurs marchands et Arkad. Certains soutenaient que la déesse chance n’avait jamais été de leur côté. Ils voyaient le jeu comme la seule possibilité de s’enrichir.  Mais l’erreur qu’ils commettaient était de ne pas se rendre compte que les chances se retournent contre eux et vont toujours au propriétaire de la salle de jeu.

En réalité, la chance doit être provoquée. Elle vient à l’homme qui saisit l’occasion comme le fit remarquer un homme du désert.

Et Arkad conclut :

Ce sont les hommes d’action, prompts à saisir les opportunités et à en tirer le meilleur parti que préfère la déesse chance.

4. Suivez les 5 lois de l’or

Le jour où Nomasir, le fils d’Arkad, fut en âge d’hériter, son père lui commanda de parcourir le monde pour montrer son habilité à acquérir de l’or et à se faire respecter des autres.

Pour l’aider dans sa quête, il lui offrit un sac d’or et une tablette d’argile sur laquelle étaient inscrites les 5 lois de l’or.

Dix ans plus tard, son fils revint. Ce dernier avait très mal géré l’or confié par son père mais s’étant souvenu des tablettes qu’il lui avait confiées, il avait réussi sa quête en devenant un homme riche et respectable.

Les 5 lois de l’or disaient à peu près ceci :

Loi numéro 1

L’or vient volontiers, en quantités toujours plus importantes, à l’homme qui met de côté non moins du dixième de ses gains pour créer un bien en prévision de son avenir et de celui de sa famille.

Loi numéro 2

L’or travaille diligemment et de façon rentable pour le sage possesseur qui lui trouve une utilisation profitable, se multipliant même comme les troupeaux dans les champs.

Loi numéro 3

L’or demeure sous la protection du possesseur prudent, qui l’investit selon les conseils des hommes sages.

Loi numéro 4

L’or échappe à l’homme qui l’investit sans but dans des entreprises avec lesquelles il n’est pas familier ou qui ne sont pas approuvées par ceux qui connaissent la façon d’utiliser l’or.

Loi numéro 5

L’or fuit l’homme qui le forcerait à rapporter d’impossibles gains ou qui suivrait le conseil séduisant des fraudeurs et des trompeurs ou qui se fierait à sa propre inexpérience et à ses désirs romantiques d’investissement.

5. Montrez-vous prudent et protégez votre patrimoine

Banzir, l’un des guerriers les plus courageux de Babylone eut à monter la garder sur la passerelle au sommet des murs de la ville. La protection de la cité et de ses milliers d’habitants en dépendait.

Alors que le Roi était parti en guerre, Banzir eut à organiser la défense de la cité contre les assyriens.

Si la crainte des habitants de Babylone se fit sentir, Banzir n’eut lui pas l’ombre d’un doute : les murs de la ville les protégeraient comme ils l’avaient toujours fait. Et en effet, la nuit de la quatrième semaine, une immense clameur s’éleva parmi les babyloniens : la cité était victorieuse et les ennemis avaient renoncé. La joie prenait désormais le dessus sur la peur.

Cette parabole est utile pour illustrer les besoins de l’homme et son désir de protection. Ce désir est aussi fort à l’heure actuelle qu’il l’était autrefois.

Les assurances en tout genre, les comptes d’épargne prudemment sélectionnés et les investissements sous contrôle sont vos meilleurs alliés pour protéger votre patrimoine.

 6. Ne laissez jamais le découragement prendre le dessus sur votre détermination

Dabasir était le marchand de chameaux de Babylone. Il avait prêté deux pièces de cuivre et une pièce d’argent à Tarkad, fils d’Azure. Ces derniers se croisèrent un jour fortuitement alors que Tarkad cherchait encore à emprunter de l’argent pour se payer à manger.

Dabasir prit Tarkad à part et lui raconta la jeunesse ombrageuse qui avait été la sienne. Sans expérience, ce dernier avait également dépensé plus qu’il ne gagnait et il avait dû fuir Babylone pour échapper à ses créanciers.

Errant et s’associant à des groupes de voleurs, il fut ensuite dépouillé de tous ses biens et vendu comme esclave.

Un jour, alors qu’il avait été fait gardien de chameaux par son maître, Sira, la plus veille femme de son maitre l’aida à s’échapper. Il lui avait dit qu’il avait l’âme d’un homme libre, elle lui donnait l’occasion de le prouver en remboursant ses dettes. Il traversa tout le désert, faillit mourir plusieurs fois mais tint parole.

Car l’homme libre n’a pas moins de problèmes à résoudre que l’esclave, mais il sait qu’il a pris la bonne direction.

Tarkad écouta le récit de Dabasir avec attention et se promit d’agir ainsi à l’avenir. Il avait compris l’essentiel : lorsqu’on est déterminé, on trouve les moyens.

7. Mettez en place un plan financier et suivez-le

Franklin Caldwell, membre de l’expédition scientifique britannique à Hillah en Mésopotamie, découvrit un jour 5 tablettes d’argile dans les ruines de Babylone.

Une fois traduites, voici ce que ces tablettes disaient.

Tablette numéro 1

Moi, Dabasir, ancien esclave, reviens dans ma cité natale de Babylone avec la détermination de rembourser mes dettes et de devenir un homme de biens et digne de respect.

Sur le conseil de mon bon ami, Mathon l’usurier, je suis prêt à suivre un plan qui, dit-il, permettra à un homme d’honneur de sortir de l’endettement pour devenir un homme de biens et respecté.

Ce plan inclut trois objectifs qui représentent mes espoirs et mes désirs.

Tout d’abord, ce plan doit préparer ma future prospérité.

Ensuite, ce plan doit prévoir que j’assure la subsistance et l’habillement de ma merveilleuse femme qui m’est revenue avec loyauté de la maison de son père.

C’est pourquoi 7/10 de ce que je gagne doit être utilisé pour apporter un toit à ma famille, des habits à porter et de la nourriture saine à manger ainsi qu’être consacré aux loisirs pour que la vie soit
suffisamment plaisante à vivre.

Attention cependant à ne pas dépenser plus que ne le prévoit mon plan, l’équilibre doit être respecté. Je ne dois jamais vivre au dessus de mes moyens ni acheter ce que je n’ai pas les moyens d’acheter.

Tablette numéro 2

Enfin, ce plan prévoit qu’une partie de mes revenus doit être consacrée au remboursement de ma dette.

C’est pourquoi 2/10 de ce que je gagne doit être consacré au remboursement de ceux qui m’ont fait confiance en me prêtant de l’argent.

Tablette numéro 3

A ces créanciers, je dois au total 119 pièces d’argent et 141 pièces de cuivre.

Parce que je n’ai pas été capable de les rembourser, j’ai dû demander à ma femme de retourner vivre chez ses parents et j’ai moi-même connu les affres d’une vie misérable allant jusqu’à devenir esclave.

C’est pourquoi je suis allé voir ce jour mes créanciers pour leur expliquer que je n’avais pas de ressources pour les rembourser mais que je consacrais dès aujourd’hui 2/10 de mes revenus à leur remboursement. S’ils sont patients, ils seront remboursés en intégralité.

Ils ont pour la plupart accepté et cela m’a donné encore plus de détermination pour les rembourser et m’a convaincu d’une chose très importante : il est beaucoup plus facile de faire face à un problème que d’essayer de le fuir.

Tablette numéro 4

Grâce à notre détermination sans faille, j’ai gagné ce jour la somme de 19 pièces d’argent.

J’ai donc divisé la somme en accord avec le plan établi. 1/10 pour notre avenir, 7/10 pour notre vie actuelle et nos besoin essentiels et nous divertir et enfin 2/10 pour mes créanciers. L’un d’eux m’a demandé de le rembourser plus vite. Je lui ai répondu que je ne serai en mesure de le faire que si j’étais en bonne santé morale et physique. Cela seul me permettra de le rembourser plus rapidement.

Le lendemain, j’ai encore travaillé dur mais avec moins de succès. J’ai gagné 11 pièces d’argent et appliqué le même principe. Nous avons un peu moins bien vécu avec ma femme mais nous avons respecté le plan. Il est important de rester en ligne avec sa conduite.

Le surlendemain, la chance m’a favorisé. J’ai gagné 42 pièces d’argent. Nous avons bien mieux vécu avec ma femme, mangé avec joie et acheté une paire de sandales. Nos créanciers étaient ravis.

En procédant de la sorte, j’ai aujourd’hui en ma possession 22 pièces d’argent. Ce plan est d’une valeur hors du commun. N’a-t-il pas fait d’un ancien esclave un homme honorable ?

Tablette numéro 5

Aujourd’hui est un grand jour car je suis enfin venu au bout du remboursement de ma dette. C’est jour de fête et nous célébrons, moi et ma merveilleuse femme, la détermination qui a été la notre pour parvenir à nos fins.

Mes créanciers ne me dévisagent plus lorsque je les croise dans la rue et certains ont même souhaité qu’on devienne amis. Les gens ne me considèrent plus de la même manière et ma femme pose un tel regard sur moi que je ne peux qu’avoir confiance en mes capacités.

Je vais continuer à suivre ce plan. L’aventure ne se termine pas là car je sais que ce plan fera de moi un homme riche. Je n’ai pas de doute là-dessus : il a déjà fait de moi un homme libre…