Pourquoi l’indépendance financière est une décision personnelle

indépendance financière EFP

Certains choix de vie paraissent plus risqués que d’autres.

Ce n’est pas que le risque n’en vaille pas la peine. Davantage, ce sont les conséquences négatives que l’on craint. Les effets collatéraux non contrôlés. Et parfois, c’est justifié.

Lorsqu’on prend la décision de vouloir gagner son indépendance financière, on fait le choix d’agir à l’encontre de ce que font 99% des gens. On affirme sa singularité. On prend du recul vis-à-vis des conventions. On assume sa toute puissante identité au risque de déplaire. Fortement.

Lorsqu’on prend la décision de vouloir gagner son indépendance financière, on décide qu’être un simple rouage du système économique, un piston qui permet à un autre de faire de l’argent, ce n’est plus acceptable. On ne rejette pas le système économique mais on décide de le comprendre. Mieux. Pour améliorer sa propre vie financière. 

Lorsqu’on prend la décision de vouloir gagner son indépendance financière, on fait le choix de vivre notre vie en fonction de ce qui nous parait juste. Pour nous et pour personne d’autre. Et on accepte que ce qui est bon pour nous ne l’est pas nécessairement pour quelqu’un d’autre. Mais peu importe. Car ce qui nous rend heureux rejaillira forcément sur les autres tôt ou tard.

L’erreur – quand on décide de gagner son indépendance financière – c’est de vouloir imposer son point de vue à son entourage puis à la Terre entière. Et progressivement, d’en faire un combat de vie.

Le problème quand on agit ainsi, c’est qu’on tente de remplacer l’intolérance supposée de la majorité par une autre intolérance.

Un peu à la manière de ces féministes radicaux qui revendiquent un égalitarisme forcené et qui ne se rendent même pas compte qu’en agissant ainsi, ils ne se comportent pas différemment de ceux à qui ils reprochent de ne pas partager le pouvoir.

Ou encore de ce simulacre de solidarité bien franchouillard qui consiste à vouloir imposer par la force de l’État la solidarité à chaque citoyen pour finalement passer son temps à exprimer sa frustration et sa colère à l’encontre d’un système de redistribution imparfait et à bout de souffle. Parce que c’est bien connu, ce sont toujours les autres qui abusent et on veut bien être généreux, mais faut pas pousser le bouchon trop loin non plus.

L’indépendance financière, c’est une aventure solitaire. Au sens noble du terme. Avec ce que cela implique en termes d’introspection, de respect d’autrui et de prise de hauteur.

Et cette nouvelle solitude, il faut l’accepter. Pas comme une tare ou un mal à guérir à tout prix. Mais comme une chance formidable qui vous est offerte, une épreuve qui vous donnera la possibilité de reconquérir votre Roi et votre Guerrier intérieurs.

Il existe 4 principes clés sur lesquels vous allez pouvoir vous appuyer pour démarrer votre quête dans les meilleures conditions.

Le premier principe, c’est de bien avoir en tête que vous êtes un individu unique – différent de tous les autres êtres humains.

Personne d’autre que vous ne possède la même nature.

Personne ne réagit aux événements comme vous le faites vous-même.

Personne ne voit le monde exactement comme vous le voyez.

Et personne n’a à vous dicter ce que devrait être votre propre identité : vous êtes la personne la mieux qualifiée pour découvrir ce qu’elle est réellement.

Le deuxième principe, c’est que chaque individu agit à partir de ses propres connaissances sur le bonheur pour atteindre ce dernier.

Il agit de telle manière à produire les conséquences qui lui permettront de se sentir mieux.

Le troisième principe, c’est que vous devez toujours faire en sorte de traiter les choses et les gens de manière à respecter leur propre identité si vous souhaitez que l’échange avec eux soit le plus fructueux possible.

Vous ne pouvez pas attendre de Paul qu’il se comporte comme Pierre ou Jacques. Tout simplement parce que vous ne contrôlez pas son identité et que vous n’avez pas à le faire. 

En revanche, vous pouvez contrôler la nature de l’échange que vous entretenez avec lui.

Le quatrième principe, c’est de ne jamais oublier que votre vision du monde est subjective et qu’elle est colorée par votre expérience personnelle, votre interprétation des choses et par les limites de votre propre perception.

Quelle importance cela peut-il bien avoir que vous connaissiez la vérité finale sur tout ce qui se passe dans l’univers ?

Personne ne possède les ressources suffisantes pour la découvrir. Et honnêtement, ce n’est peut-être pas si essentiel…

Ce qui compte en revanche, c’est de mesurer dans votre vie de tous les jours les résultats concrets des idées auxquelles vous adhérez.

Fonctionnent-elles comme vous le désirez ?

Obtenez-vous les résultats que vous attendez ?

Si tel est le cas, alors tant mieux. C’est que les idées qui guident votre vie sont suffisamment vraies dans VOTRE situation pour VOUS rendre heureux.

Mais ce qui est essentiel, c’est de ne jamais perdre de vue le contexte de votre situation et le danger que peut représenter le piège de la généralisation d’idées pour en tirer des conclusions à appliquer dans la vie d’autrui.

Personne n’a le droit de vous dire comment vous devriez vivre votre vie.

Et vous n’avez pas non plus à vous octroyer ce droit-là.

Les autres sont heureux de la vie qu’ils mènent. Tant mieux pour eux. Ils sont malheureux ? Tant pis pour eux.

Vous êtes heureux de la vie que vous menez. Tant mieux pour vous. Vous êtes malheureux ? Tant pis pour vous.

L’idée, ce n’est pas de juger qui que ce soit. Positivement ou négativement.

L’idée, c’est d’accepter que chacun est responsable de sa vie et des décisions qu’il prend.

Et si vous souhaitez gagner votre indépendance financière, c’est un principe essentiel que vous ne devez ignorer sous aucun prétexte.

La vie de chacun lui appartient. Et les responsabilités qui vont avec aussi.

Les croisades n’ont jamais permis à personne de se rapprocher du divin…

A propos de l'auteur...

Thibaud Eigle est le fondateur de l'Ecole des Finances Personnelles. Il a notamment travaillé pendant près de 10 ans dans des domaines aussi variés que l'Audit, la Banque et le Capital Risque. C'est cette expérience riche et multiforme qui lui donne aujourd'hui un regard si complet sur le monde de la finance.

 

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