Pourquoi Vous Devriez Investir Davantage En Vous-Même

La Modernité vit très certainement ses dernières heures. Le mensonge de la croissance infinie des ressources a fait long feu et il faudra bientôt se préparer à vivre autrement. De nombreux psychologues parlent aujourd’hui du consumérisme comme d’une maladie civilisationnelle. Découvrez les enjeux de l’éducation du futur et ses implications pour nos modes de vie.

« Ce dont nous avons vraiment besoin désormais, c’est d’une transformation culturelle radicale, et ceux qui vont compter, ce sont les leaders capables d’initier et de faciliter un changement culturel en profondeur, au cœur même de la société. Ceux qui en seront capables seront ceux qui ont vécu eux-mêmes des bouleversements, ceux qui auront réussi à changer leur propre cœur. Les vrais leaders du 21ème siècle seront ceux qui auront effectué un vrai travail sur eux-mêmes, une action spirituelle en profondeur, autant qu’ils auront mené des actions concrètes dans le monde, et qui seront capables d’allier les deux. » – L’émergence des créatifs culturels, Paul H Ray et Sherry Ruth Anderson

La Modernité marche sur la tête

Le constat est sans appel. Dans un article précédent, je rappelais les propos de Nicholas Lehmann, le doyen de l’école de journalisme de Columbia à New York :

 « Nous, les relativement bien lotis et sans souci, tenons ces vérités pour évidentes : que trop d’Etat Providence, trop de déficit public, et trop de tabac sont nocifs. Mais dès qu’il s’agit de la taille de la salle de bain ou du 4×4, il n’y a aucun trop qui tienne. (…) Que les marchés se débrouillent très bien tout seuls, tant qu’ils nous permettent à nous de nous débrouiller (…) »

Le problème, c’est que nous avons une tendance naturelle à nous comparer les uns aux autres (et d’ailleurs davantage à ceux qui nous paraissent mieux lotis que nous). Cette tendance constitue très certainement l’un des maux les plus prégnants de notre mode de vie actuel. A tel point que le consumérisme – principal indicateur de notre « succès » – est désormais qualifié de « maladie civilisationnelle » par de nombreux experts en psychologie.

Parallèlement, l’évolution du monde du travail complique un peu plus les choses. Aux Etats-Unis, vous devez savoir que les gens travaillaient en moyenne 8 semaines de plus en 1999 qu’en 1969 pour un revenu à peu près équivalent. Environ 40% de la population active s’en sort moins bien qu’en 1970 et 35% supplémentaires ne sont pas parvenus à maintenir leur ancien niveau de vie. Cela signifie tout bonnement que 70% de la population travaille plus et plus dur. Pire, une conférence sur la psychologie et la santé – tenue en 1999 – révèle que le stress psychologique et physique des salariés et de leurs familles a atteint un niveau critique.

Pourtant, nous continuons de faire comme s’il fallait poursuivre ainsi. La philosophie de vie des modernistes que nous sommes en majorité consiste à accepter le système et à faire au mieux avec la vision moderniste du monde. Nous refusons de voir que nos économies développées sont bâties sur un postulat mensonger de croissance infinie des ressources – et ce ne sont pourtant pas les études sérieuses sur le sujet qui manquent comme en atteste le rapport Meadows. Si nous sentons à l’intérieur de nous que quelque chose ne tourne pas rond, nous ne voyons pas vraiment comment faire autrement.

Alors gouvernements et entreprises se lancent à bride abattue dans la course à la croissance, sur le mode « le plus vite sera le mieux » et alors que la dégradation de nos conditions de vie et de la santé de notre planète s’accélère, nous continuons à pédaler sans lever la tête.

Il existe d’autres éléments d’explication tout aussi importants. Ainsi les générations qui ont connu la guerre et les suivantes ont-elles abordé les années 1950 fermement décidées à accumuler un certain capital matériel, afin de se protéger eux-mêmes et leurs enfants. Pour Elisabeth Lesser, fondatrice de l’institut Omega – la plus grande entreprise américaine d’éducation d’adultes dont la mission se concentre sur la santé, le bien-être, la spiritualité et la créativité :

« Cette génération a formé son identité à une époque de vaches maigres, dominée par la peur… En réaction à tout ce dont ils ont manqué, ils ont développé un goût prononcé pour l’ordre et la propreté, une attitude sacrificielle envers leurs besoins émotionnels, une grande prudence vis-à-vis de l’argent et un grand respect pour toutes les possessions matérielles. »

Voilà donc résumés les principaux traits culturels dont ont hérité les générations actuelles et dont il faudra très certainement se défaire si l’on souhaite faire en sorte de trouver un mode de vie durable aussi bien pour nous-mêmes que pour nos enfants.

 Le changement est possible

Ce qui se joue désormais ne concerne plus uniquement notre sort individuel. Et pourtant, c’est peut-être d’abord à ce niveau que les principaux changements devront être effectués. Nous l’avons vu plus haut, il n’y a peut-être pas aujourd’hui de meilleur vecteur d’accroche pour guider un individu sur la voie de son propre développement personnel que celui de l’argent. Si le consumérisme est bien une maladie civilisationnelle, alors le meilleur remède consiste certainement à mieux comprendre notre rapport à l’argent et à l’optimiser pour le mettre au service de nos projets de vie.

Si vous avez compris qu’il sera très difficile dans les années à venir de sauvegarder et d’améliorer notre niveau de vie sans faire les efforts nécessaires pour y parvenir, vous avez également compris que le matérialisme inhérent à la Modernité est voué à disparaître. L’avenir appartient à ceux qui seront en mesure de se tourner vers l’avant et d’aller au delà du système. Vous devrez vous détacher de la vision matérialiste de nos sociétés actuelles. Dans le cas contraire, vous risquez de faire votre propre malheur.

Les enjeux du futur impliqueront également davantage de responsabilités financières pour le citoyen. La retraite par répartition vit ses dernières heures, et il y a fort à parier que c’est le système de retraite par capitalisation qui sera retenu. Ce dernier comporte un volet de gestion individuelle, ce qui signifie que vous serez bientôt en grande partie responsable de la préservation de votre niveau de vie à la retraite.

C’est la raison pour laquelle l’Ecole des Finances Personnelles insiste tant sur la nécessité de prendre en main votre éducation financière. Le monde de demain n’est ni celui d’hier ni celui d’aujourd’hui et comme le dit William Irwin Thompson : « nous vivons à la frontière de l’histoire ». Les transformations à l’œuvre dans le monde moderne n’ont peut-être jamais été aussi fortes depuis son avènement il y a environ 500 ans. Pour être libre et épanoui demain, il vous faut cultiver votre éducation financière dès aujourd’hui. Et c’est bien tout le sens du titre de cet article…

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A propos de l'auteur...

Thibaud Eigle est le fondateur de l'Ecole des Finances Personnelles. Il a notamment travaillé pendant près de 10 ans dans des domaines aussi variés que l'Audit, la Banque et le Capital Risque. C'est cette expérience riche et multiforme qui lui donne aujourd'hui un regard si complet sur le monde de la finance.

 

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