Répression financière : pourquoi le bon sens est votre PIRE ennemi

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Avec la fin du système de Bretton-Woods décidée en 1971 par Richard Nixon, les règles de l’argent sont devenues très floues.

Le dollar a perdu sa convertibilité en or et les monnaies sont devenues des devises, fluctuant les unes par rapport aux autres.

Ce jour-là, les règles de l’argent ont changé et les épargnants sont devenus les perdants.

Le plus dramatique, c’est que ce sont les travailleurs les plus honnêtes et les plus consciencieux qui ont le plus souffert de ce tournant.

Pas parce que leurs méchants employeurs ont exploité leurs compétences de manière éhontée…

Ni parce que les gouvernements se sont mis à les taxer plus que de raison…

Mais tout simplement parce que les nouvelles règles de l’argent vont à l’encontre du bon sens.

Parce que la gestion de l’argent n’est pas inscrite dans les programmes scolaires, la majorité des gens pense que c’est une compétence qui va de soi.

Alors ils font les choses « à leur manière ». Ils suivent les conseils de leur entourage et de leurs parents « parce qu’ils ont plus d’expérience qu’eux ».

Ils travaillent dur pour gagner leur croûte et mettre de l’argent de côté. Et trouvent suspects ou farfelus ceux qui ne souhaitent pas se contenter d’abreuver le système financier de leur épargne.

Pourquoi s’embêter à vouloir faire fructifier son argent ou à générer des revenus complémentaires lorsqu’on gagne déjà bien sa vie ?

Pourquoi vouloir toujours tout ramener à l’argent comme s’il n’y avait que cela dans la vie ?

Ces gens-là n’ont pas tort. Il n’y a pas « que » l’argent dans la vie et il peut effectivement paraitre absurde de perdre sa vie à vouloir la gagner.

Mais le véritable problème n’est pas là.

Le problème, c’est que personne ne vit d’amour et d’eau fraîche.

Le problème, c’est qu’on ne peut pas décider de « régler le problème » de l’argent en le passant sous silence.

Le problème, c’est que ces personnes seront aussi les premières à crier au scandale si leur banque décide de spolier leur épargne pour éviter la faillite (après s’être moquées ouvertement de longs mois durant des « oiseaux de malheur » qui les avaient pourtant prévenus d’un tel risque)…

Nous l’avons déjà vu ensemble, les victimes principales d’une période de répression financière sont les épargnants.

Les travailleurs honnêtes et besogneux qui refusent de considérer d’autres sources de revenus que leur revenu du travail et qui placent leur épargne sur des supports « garantis » et « sécurisés » par des institutions financières instables et des Etats en faillite.

Les rémunérations servies sur ces supports sont dérisoires pour une bonne raison : les créanciers que vous avez en face de vous ne peuvent pas se permettre de vous rémunérer généreusement. Dans le cas contraire, c’est la faillite assurée.

Durant une période de répression financière, les taux d’intérêt sont au plus bas pour permettre aux débiteurs de rembourser leurs emprunts à bon compte.

Durant une période de répression financière, les banques centrales font tourner la planche à billets pour tenter de créer de l’inflation et permettre aux débiteurs de rembourser leurs emprunts en monnaie de singe.

Durant une période de répression financière, le risque de spoliation de l’épargne et de l’argent stockés inutilement sur les comptes courants est à son paroxysme.

Nul besoin d’être diplômé de Harvard ou de Stanford pour comprendre que des organismes aux aboies n’ont pas d’autre choix que de prendre l’argent là où il se trouve pour assurer leur survie. 

Durant une période de répression financière, le bon sens est votre pire ennemi parce que la fourmi française championne de l’épargne ne comprend pas que son intérêt est de se muer en cigale le temps que les choses se tassent.

Les gens qui ne veulent pas entendre parler d’argent vivent dans une bulle et sont déconnectées des réalités du monde dans lequel nous vivons.

On peut bien être idéaliste et appeler de ses voeux un nouvel ordre mondial et une nouvelle manière d’organiser les échanges économiques et financiers. On peut militer pour l’instauration d’initiatives sociales innovantes comme les systèmes d’échange locaux ou le revenu de base.

Mais on ne peut ignorer la réalité du monde d’aujourd’hui et celle du système économique et financier dans lequel nous vivons.

A l’EFP, nous avons déjà montré à de multiples reprises notre sympathie pour les initiatives qui font appel à la solidarité et à la coopération plutôt qu’à la compétition.

Mais cela ne nous empêche pas de porter un regard réaliste sur le monde économique et financier actuel. On ne change pas le monde en le combattant mais en prenant par la main et en éduquant petit à petit les personnes qui en font partie.

Puisque le changement ne peut pas se faire par le haut dans un système sclérosé de toutes parts, alors le mieux est sans doute de l’initier en sensibilisant chaque citoyen aux enjeux économiques et financiers auxquels il est confronté.

Durant une période de répression financière, le bon sens est votre pire ennemi parce que dans ce cas, et comme le dit si bien Mark Twain, vous vous retrouvez du côté de la majorité et qu’il est sûrement temps pour vous de faire une pause et de réfléchir.

Durant une période de répression financière, vous devez penser « actifs tangibles » lorsque vous investissez. Parce que les promesses « papier » ne sont finalement que des promesses.

Durant une période de répression financière, vous devez dépenser votre argent (intelligemment) plutôt que de le laisser dormir sur votre compte courant. Parce qu’il n’y a pas meilleur moyen de lutter contre le risque de spoliation.

Durant une période de répression financière, vous devez emprunter de l’argent pour l’investir et acquérir des actifs qui produiront à leur tour des revenus. Parce que vous faites ainsi tourner votre planche à billets personnelle et que vous remboursez l’argent emprunté en monnaie de singe lorsque l’inflation reprend ses droits.

Bref, votre credo tient finalement en 3 mots : empruntez, dépensez, faites tourner votre propre planche à billets !

En période de répression financière, le bon sens est décidément votre pire ennemi…

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A propos de l'auteur...

Thibaud Eigle est le fondateur de l'Ecole des Finances Personnelles. Il a notamment travaillé pendant près de 10 ans dans des domaines aussi variés que l'Audit, la Banque et le Capital Risque. C'est cette expérience riche et multiforme qui lui donne aujourd'hui un regard si complet sur le monde de la finance.

 

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