The Millionaire Next Door

the millionaire next door

Cette page contient mes notes personnelles sur le livre The millionaire next door de J. Stanley et William Danko. Mon résumé est différent de la plupart des résumés que vous trouverez sur Internet. En effet, plutôt que de suivre la structure du livre, j’ai pris le parti d’en identifier les thèmes et les idées les plus importants et de les examiner. Chaque résumé que vous trouverez sur le site de L’Ecole est structuré en 7 points marquants pour vous permettre d’aller véritablement à l’essentiel. Bonne lecture !

A propos de Thomas J. Stanley et William D. Danko

Thomas J. Stanley et William D. Danko sont les auteurs du livre The millionaire next door recommandé par l’Ecole des Finances Personnelles. Il a été rédigé à la suite de plusieurs années de recherche et à l’aide de statistiques officielles et d’études de cas. Il représente à ce titre une très intéressante étude socio-psychologique du millionnaire américain.

Thomas J. Stanley a été professeur de marketing au sein de plusieurs universités américaines.

Il est également l’auteur de The millionaire mind, Stop acting rich et Millionaire women next door.

Voici les 7 idées clés du livre The millionaire next door

1. Une culture familiale de l’argent tournée vers l’autonomie

Le millionnaire américain moyen n’a reçu ni héritage ni aide particulière. Il a été éduqué dans un contexte familial qui favorise l’autonomie et lui a inculqué la valeur de l’argent. Devenu adulte, ce dernier souhaite responsabiliser ses enfants de la même manière. C’est la raison pour laquelle il ne leur donne plus d’argent une fois leurs études terminées.

Il croit notamment que donner de l’argent ne fait qu’encourager davantage la consommation au détriment de l’épargne et de l’investissement. Les études prouvent que le raisonnement du millionnaire américain moyen est le bon. En général, les personnes qui reçoivent des cadeaux financiers ne font pas la distinction entre leur richesse et celle de leurs parents qui leur donnent l’argent. De la même manière, les personnes qui reçoivent des cadeaux financiers sont plus consommateurs de crédits que les personnes qui n’en reçoivent pas. Ce raisonnement est valable aussi pour bien la phase d’accumulation (épargne) que pour la phase d’investissement du cycle de l’enrichissement : les personnes qui reçoivent des cadeaux financiers investissent beaucoup moins que ceux qui n’en reçoivent pas.

En bref, le millionnaire américain moyen est l’illustration parfaite que l’éducation et la culture familiale jouent un rôle prépondérant dans notre rapport à l’argent. C’est la raison pour laquelle ce dernier transmet à ses enfants les valeurs qui lui sont chères, à savoir être économe, discipliné et indépendant.

2. Le cadre de référence du millionnaire américain moyen est le suivant : l’indépendance financière lui paraît plus importante que le statut social

Contrairement aux idées reçues, l’enrichissement n’a pas vocation à changer votre style de vie. Vous devez d’abord imaginer votre style de vie idéal et y consacrer le temps qu’il faudra pour ensuite agir en fonction de vos besoins et de votre désir essentiel. Même millionnaire, une personne appartenant à la catégorie des PAW ne souhaite pas changer la façon dont il vit.

L’exemple le plus marquant de l’étude publiée par Stanley et Danko est qu’en matière de budget automobile, 80% des millionnaires achètent le leur et ne le louent jamais. Ce faisant, la majorité d’entre-eux choisit un véhicule d’occasion qu’ils pourront ensuite tenter de revendre quelques années plus tard en limitant la moins value liée à la décote. C’est la raison pour laquelle les millionnaires négocient plus de rabais que la moyenne des foyers : ils ont compris qu’une automobile est un élément de passif et qu’à ce titre, elle leur fait perdre de l’argent. Ils mettent donc tout en œuvre pour minimiser cette perte.

3. La frugalité est un art de vivre que le millionnaire américain cultive au quotidien

Le millionnaire américain pratique depuis déjà plusieurs dizaines d’années ce que la mode actuelle a appelé « l’abondance frugale ». Il dépense son argent à bon escient et évite les dépenses irréfléchies et compulsives. En bon agent économique rationnel, le millionnaire américain moyen a un comportement qui considère l’économie comme une utilisation des ressources et non une compensation liée à un manque quelconque.

Pour le millionnaire américain, la frugalité est bel et bien la base de l’enrichissement. Il n’est donc pas un grand dépensier et ignore complètement la consommation ostentatoire. Pour citer quelques chiffres marquants, plus de la moitié des millionnaires américains n’ont jamais dépensé plus de 110 euros pour une paire de chaussures et plus de 300 euros pour un costume.

La recette du succès du millionnaire américain est très simple : il atteint le premier million en budgétant précisément ses dépenses et en les contrôlant grâce au prisme de la rationalité. Lorsque le premier million est atteint, il maintient son niveau de vie en l’état. Ce n’est pas plus compliqué que cela.

Le principal facteur explicatif de la réussite financière du millionnaire américain tient à sa capacité supérieure à la moyenne à visualiser les bénéfices futurs liés à la définition de ses objectifs de vie. Ainsi, 66% des personnes interrogées dans l’étude déclarent accorder beaucoup de temps à leur éducation financière (gestion de leur budget, de leurs investissements, etc.). Le millionnaire américain semble également plus heureux que la moyenne, comme cela est le fait des personnes indépendantes financièrement en comparaison de leurs pairs dans la même catégorie de revenu et d’âge. Un autre conseil que pourrait vous donner un millionnaire américain est de ne jamais emprunter plus d’argent pour acheter une résidence principale que le revenue total annuel de votre foyer multiplié par 2. Il semble donc finalement plus facile de devenir riche si vous ne vivez pas dans un entourage de haut niveau social.

4. Le millionnaire américain moyen consacre efficacement son temps et son énergie à la façon de construire sa fortune

Pour Thomas J. Stanley et William D. Danko, il existe 3 types de comportements vis-à-vis du processus d’accumulation de richesse :

  • Les PAW (Prodigious Accumulator of Wealth) qui maitrisent parfaitement les bases de l’accumulation de richesse,
  • Les UAW (Under Accumulator of Wealth) qui accumulent peu de richesse car ils dépensent tout ce qu’ils gagnent,
  • Les AAW (Average Accumulator of Wealth) qui accumulent un niveau moyen de richesse.

Les personnes appartenant à la catégorie des PAW consacrent deux fois plus de temps par mois à la planification de leurs investissements que ne le font les personnes appartenant à la catégorie des UAW. Les PAW acceptent facilement de mettre la main au porte monnaie dès lors qu’il s’agit de payer des services financiers de qualité. Entre les UAW et les PAW, il est extrêmement intéressant de noter qu’il existe une relation inverse entre le temps consacré à l’achat de produits de luxe et le temps passé à planifier ses objectifs financiers futurs. Autrement dit, si vous passez plus de temps à faire les boutiques qu’à vous occuper de vos investissements, il y a de fortes chances que vous n’apparteniez pas à la catégorie des PAW.

La proportion de millionnaires américains possédant des actions est d’environ 95%. Ils sont plus du quart à les conserver en moyenne entre 2 et 4 ans.

 5. Pour devenir millionnaire, suivez votre désir essentiel

Il n’y a pas de secret. Pour réussir sa vie professionnelle, il faut aimer ce que l’on fait. Pour aimer ce que l’on fait, il faut choisir la profession qui correspond à notre désir essentiel. Celui qui nous anime depuis que nous sommes enfant. Le millionnaire américain a choisi une profession qu’il aime et qui lui correspond. Une fois l’expérience acquise, le millionnaire américain se met à son compte pour devenir un travailleur indépendant. Statistiquement, le travailleur autonome a 4 fois plus de chances de devenir millionnaire qui celui qui travaille en tant que salarié car il  contrôle sa propre destinée. Il n’y a ainsi aucune limite au montant des revenus qu’il peut gagner et il augmente sa faculté de résilience en s’exposant chaque jour au risque et à l’adversité.

Une autre conclusion importante de l’étude est qu’il n’y a aucune corrélation entre l’industrie dans laquelle vous travaillez et le fait que vous soyez millionnaire ou non. Cela n’empêche pas que certaines industries soient plus profitables que d’autres. Si vous décidez de vous mettre à votre compte, accordez une grande partie de votre attention au système que vous avez mis en place pour faire tourner votre business. Les industries à faible marge sont moins rentables mais souvent moins risquées que les autres.

Une citation tirée du livre pour vous inciter à créer votre entreprise :

« Qu’est-ce que le risque ? Avoir une seule source de revenu. Les employés prennent un maximum de risques… Ils n’ont qu’une unique source de revenu. Et en ce qui concerne l’entrepreneur qui vend des services de conciergerie à vos employeurs ? Il a des centaines et des centaines de clients… Des centaines et des centaines de sources de revenus différentes… » – J. Stanley, The Millionaire Next Door

6. Le millionnaire américain se comporte davantage en chasseur qu’en fermier

L’un des traits communs aux millionnaires américains est de savoir saisir les opportunités quand elles se présentent. Ils ont compris que c’est la loi de puissance qui préside à l’accumulation de l’argent et le fondement même de la loi de Pareto : 80% des revenus du patrimoine sont concentrés dans les mains de 20% de la population. Ainsi, ils fournissent eux-mêmes ou ont fourni des services aux millionnaires avant de le devenir eux-mêmes. Les millionnaires sont ainsi très sensibles aux variations de prix relatifs aux produits et services bas de gamme mais beaucoup moins dès qu’il s’agit d’acheter les services d’experts en tous genres.

7. Le millionnaire américain préfère transmettre ses valeurs à ses enfants plutôt que sa fortune

L’éducation prodiguée par le millionnaire américain à ses enfants accorde une importance cruciale à une bonne relation à l’argent. Ce dernier enseigne la frugalité et la discipline à ses enfants, sans aucun doute l’héritage de ses ancêtres (russes ou écossais en majorité). Il privilégie une éducation tournée vers l’autonomie – comme il l’a lui-même reçue – et préfère ne pas se mêler de la vie de ses enfants sauf si ces derniers lui demandent conseil. Il sait mettre en relief la réussite de ses enfants et les pousse à devenir les meilleurs dans leur champ d’activité. Il sait que l’argent suivra ensuite. Il relativise le rôle de l’argent dans la vie et apprend à ses enfants que des tas de choses ont bien plus de valeur dans la vie.